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Les violences basées sur le genre constituent une préoccupation pour les autorités

Le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, à travers son Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre (PNVBG), en partenariat avec le Plan international-Mali,a organisé, jeudi dernier au Centre international de conférences de Bamako, une session de plaidoyer de haut niveau à l’endroit des leaders religieux et les réseaux régionaux de défense des droits de la femme. La cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, en présence du directeurde Plan international Mali, Constant Tchona, du représentant des leaders religieux, Thierno Hadi Thiam, et de nombreux participants.

Cette session de plaidoyer s’inscrit dans le cadre des activités de sensibilisations et de la communication sur les violences basées sur le genre (VBG). Il s’agissait aussi à travers ce plaidoyer d’amener les leaders religieux et les membres des réseaux de défense des droits de la femme à se mobiliser autour de la problématique des violences basées sur le genre au Mali et à s’engager à être des porteurs du changement social en faveur de l’abandon des VBG.

Dans son intervention, Chiaka Magassa a rappelé que les VBG constituent aujourd’hui une préoccupation majeure du gouvernement au regard de leur banalisation, de leur fréquence mais aussi de leur ampleur et des graves conséquences parfois irréversibles sur la santé des survivants. Pour lui, selon une enquête démographique et de santé du Mali (EDS-VI 2018), moins de 45% des femmes de 15 à 49 ans ont subi des actes de violence physique ou sexuelle dans notre pays. Et d’ajouter qu’environ la moitié des femmes (49%) de la même tranche, en union ou en rupture d’unionont subi une violence émotionnelle, psychologique, physique ou sexuelle. Parmi les victimes a-t-il ajouté, 68% n’ont jamais recherché d’aide et n’en ont jamais parlé à personne. Cette même enquête, dira Chiaka Magassa, établit un taux de mariage de 53% avant l’âge de 18 ans et un taux de 18%avant 16 ans toujours dans la tranche d’âge de 15 à 49 ans.

Quant au directeur de Plan international Mali, il a indiqué que le programme VBG est l’aboutissement de la volonté manifeste de l’ensemble des parties prenantes qui sont, entre autres, les leaders religieux et traditionnels, la société, les acteurs du domaine de la défense des droits de la femme qui ont mis en place cette session de plaidoyer afin de mettre en place un cadre d’échange, d’information et de réflexion sur les conditions de viedes femmeset des filles en lien avec les VBG ainsi créer un contexte national favorable à leur épanouissement. Pour Constant Tchona, Plan international-Mali se réjouit de l’organisation de cette session qui cadre parfaitement avec leurs ambitions. Il a salué les partenaires et les acteurs de la défense des droits de la femme pour leur appui. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation à toujours accompagner le programme.

De son côté, le représentant des leaders religieux, Thierno Hadi Thiam, a assuré leur accompagnement à tout programme défendant les droits de la femme et de l’enfant.

Amsatou Oumou TRAORÉ

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Amsatou Oumou Traoré

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