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Le présidium du Consortium lors de la conférence de presse

Dans le cadre du monitoring de la Transition au Mali, plusieurs organisations de la société civile (OSC), spécialisées sur les questions électorales, ont mis en place un Consortium d’alerte et de veille citoyenne, avec le soutien financier d’Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Cette synergie d’organisations est composée de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, de l’Association des jeunes pour la citoyenneté active (Ajcad), Doniblog-Communauté des bloggeurs du Mali et de la Fondation Tuwindi.
Afin de mieux jouer sa partition dans la consolidation de la démocratie et la bonne gouvernance au Mali, le Consortium entend faire une déclaration mensuelle sur la conduite des missions de la Transition et l’organisation des futures élections. C’est dans ce cadre que ses responsables ont animé une conférence de presse samedi dernier à la Maison de la presse. La conférence était animée par le président de l’Observatoire, Dr Ibrahima Sangho qui avait à ses côtés la directrice exécutive de l’Ajcad, Adam Dicko. C’était également en présence des représentants de Doniblog et de la Fondation Tuwindi.
Dans sa déclaration liminaire, le président de l’Observatoire a fait l’historique de certaines crises électorales que notre pays a vécues de 1992 à nos jours, et passé au peigne fin les multiples défis pour une transition réussie, avant de formuler des recommandations. Au nombre des défis, il s’agit, entre autres, d’adopter un processus inclusif et représentatif réunissant des forces vives de la nation afin de discuter des réformes à entreprendre ; de traduire les obligations internationales qui découlent des conventions et accords que le Mali a ratifiés dans le nouveau dispositif juridique.

Pour relever ces défis, poursuivra le conférencier, le Consortium propose trois recommandations prioritaires : mettre en place un Organe de gestion électorale (OGE) unique, indépendant et pérenne ; réviser les textes connexes à la loi électorale, notamment la Constitution du 25 février 1992 et la loi sur le découpage territorial et électoral… ; et adopter une stratégie d’éducation civique et de sensibilisation sur les réformes et les étapes de la Transition démocratique, en français et dans les langues nationales. « Il ne s’agit pas de procéder à un simple toilettage de la loi électorale, la Charte des partis politiques et la loi organique des députés, mais plutôt aller à des réformes profondes de l’architecture institutionnelle de notre pays », a insisté Dr Sangho. Pour lui, la Transition doit aller au bout des réformes politiques et institutionnelles, réviser la Constitution, pour l’adapter aux réalités afin que plus jamais il n’y ait de coup d’état à la suite des élections en République du Mali.

Aboubacar TRAORÉ

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Aboubacar Traoré

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