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La gouvernance doit être en phase avec les griefs socio-économiques des populations

Dans le but de contribuer aux efforts conjoints de stabilisation, de réconciliation et de la reconstruction de notre pays, un Think tank africain dénommé Timbuktu Institute African for Peace Studies a été porté, jeudi dernier, sur les fonts baptismaux. La conférence de lancement officiel de ses activités, qui a été organisée dans un hôtel de la place, a enregistré la présence du représentant du Premier ministre, le colonel-major Oumar Coulibaly, du directeur de Timbuktu Institute, Dr Bakary Sambe. L’on notait également la présence des représentants du corps diplomatique accrédité au Mali et d’éminents panélistes venus de divers horizons.

Le thème de cette rencontre était : «Stabilisation du Mali : quelle place pour les stratégies endogènes ?»
Reconnaissant la pertinence du thème choisi, le représentant du Premier ministre a, dans son intervention, rappelé que les pays du Sahel de façon générale et le nôtre en particulier, sont confrontés depuis des années à une crise sécuritaire multidimensionnelle. Et ce, avec comme conséquences directes : l’instabilité politique et des difficultés économiques amplifiées par la pandémie de Covid-19. Cette situation s’explique par l’immensité des frontières que ces pays ont en partage et dont la plupart sont «poreuses». Ce qui a conduit, selon le colonel-major Oumar Coulibaly, à la nécessité d’une approche globale.

En effet, au Mali, depuis 2013, les missions de stabilisation et de maintien de la paix sous l’égide de la Communauté internationale se sont tour à tour succédé, avec des succès « mitigés ». Ce qui, fera dire au représentant de la Primature, qu’aujourd’hui, à côté des initiatives combinant plus ou moins l’action militaire et les stratégies de développement, il est important d’essayer des réponses endogènes de résolution des conflits.

«étant à l’origine des difficultés dans beaucoup de nos pays, la gouvernance se doit d’être en phase avec les griefs socio-économiques des populations», a indiqué le colonel-major Oumar Coulibaly. Avant d’ajouter que la gouvernance doit être conçue de sorte à ne pas exclure, à favoriser la saine distribution de la justice, à assurer la lutte contre la corruption et la création d’emplois. Et ce, afin d’éviter que «les jeunes ne deviennent des proies pour les groupes armés terroristes et criminels organisés», a-t-il conseillé.

Au cours de cette rencontre, plusieurs communications ont été faites par d’éminents panélistes, dont Dr Bakary Sambe qui est intervenu sur : «Initiatives endogènes et stratégies internationales : vers la co-construction de la paix et de la stabilité au Mali». Dans son intervention, Dr Bakary Sambe a signalé qu’au-delà de ce qui se passe au Sahel, il y a un conflit de perception, notant «un décalage, des incompréhensions entre l’approche internationale et les perceptions locales». De ce fait, à l’en croire, la promotion et la valorisation des stratégies endogènes s’avèrent importante. «Ce n’est point pour disqualifier les partenaires ou pour mettre en avant d’autres stratégies», a tenu à préciser Dr Bakary Sambe, signalant toutefois que «nous devons aller ensemble».

B. D.

autho

Bembablin Doumbia

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