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Une batterie de mesures a été prise pour circonscrire la propagation de la pandémie dans notre pays et aussi maintenir la garde. Aussi, des dispositions ont été mises en œuvre pour amortir le contrecoup sur les acteurs économiques

La pandémie du coronavirus a administré une piqure de rappel à l’humanité, nous signifiant qu’au-delà des progrès scientifiques et techniques, notamment ceux de la médecine que tout peut basculer à partir d’un rien. Qu’une simple pandémie peut mettre à genou l’économie mondiale, occasionner des pertes d’emplois, bousculer les habitudes, surtout fragiliser les systèmes de santé même les plus performants à l’échelle planétaire. Tous les continents et tous les pays en sont touchés ou presque.

Dans notre pays qui ne vit pas en marge de la Covid-19, les autorités de la Transition ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’initier des actions de prévention pour circonscrire une éventuelle contamination à la Covid-19 à grande échelle. C’est ainsi qu’un Conseil des ministres, réuni en session extraordinaire le 18 décembre dernier par visioconférence sous la direction du président de la Transition, Bah N’Daw, a pris des mesures pour éviter une éventuelle catastrophe comme on le voit dans les pays du Nord, c’est-à-dire les pays développés où on assiste à une hécatombe (parce que les morts se comptent par milliers). D’autres pays du continent aussi paient un lourd tribut à la maladie.
Heureusement ce n’est pas encore le cas dans notre pays, touchons du bois pour que ça ne le soit pas. Sur la base d’une communication au titre de la Primature, le Premier ministre avait souligné que «sur la base de l’estimation des cas de Covid-19 enregistrés lors des trois dernières semaines, le nombre de cas attendus pour le mois de décembre est de 1.829, dont 274 cas grave et 91 cas critiques».

Le chef du gouvernement pour pallier la situation a décidé de réajuster le plan de riposte par l’adoption de nouvelles mesures d’urgence et celles d’accompagnement complémentaires. Ainsi, le gouvernement avait préalablement adopté un projet de décret fixant le montant de la prime spéciale Covid-19, allouée aux agents impliqués dans la lutte contre la pandémie, notamment le personnel du ministère de la Santé et du Développement social et celui du département de la Sécurité et de la Protection civile. Une autre mesure phare a été la suspension des audiences publiques dans les juridictions jusqu’au 16 janvier dernier. La batterie de mesures a porté également sur l’adoption d’un régime de sanctions applicables en cas d’inobservation du port de masque dans les lieux publics et dans les transports en commun, l’arrêt des festivals et autres spectacles culturels, la fermeture des rues marchandes et des lieux de loisir (night-clubs, bars et restaurants). Pour les établissements scolaires, la fermeture courait jusqu’au 4 janvier dernier, avant le report de la rentrée scolaire encore au 25 janvier prochain.

Des mesures de restriction ont été prises également pour limiter les regroupements à 50 personnes tout au plus. Toujours au titre des mesures d’urgence, le gouvernement a décidé de renforcer les contrôles au niveau de nos frontières aériennes et terrestres, d’acquérir des intrants médicaux pour éventuellement un dépistage de masse et réaliser des tests rapides sur les cas symptomatiques. Il y a eu aussi l’extension de la mesure du télétravail ou système de rotation au secteur privé pour toutes les entreprises employant plus de 50 personnes.
Les autorités qui entendent minimiser les risques de propagation du virus de la pandémie ont aussi instruit de pulvériser quotidiennement les marchés à partir de 18 heures. Il a aussi été décidé d’apporter un appui aux organisations de la société civile, en les dotant de kits de pulvérisation, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan national de vaccination.

MESURES D’ACCOMPAGNEMENT- La peur du coronavirus qui se justifie amplement par sa fulgurance dans la contamination a contraint notre pays à prendre ces mesures de prévention, de restriction, entre autres. Mais celles-ci requièrent aussi des mesures d’accompagnement. À ce propos, le gouvernement s’est engagé à faire une distribution massive et gratuite de masques, de solutions hydroalcooliques et de kits de lavage de main dans les lieux publics, y compris les lieux de culte. Ces actions ont été traduites en réalité sur le terrain. Le Conseil des ministres du 18 décembre 2020 a aussi adopté l’allègement fiscal en faveur des entreprises touchées par les restrictions, notamment l’octroi de crédits d’impôts, de moratoire sur le paiement de certaines taxes ou de redevances ; le soutien direct aux entreprises et acteurs culturels, à travers notamment le dépôts cash, de garantie de certains prêts en cours ou de report des échéances de remboursement.

Une autre mesure d’accompagnement bien appréciée par nos compatriotes a été la prise en charge des tranches sociales des factures d’eau et d’électricité des mois de décembre 2020 et de janvier 2021 mais aussi l’exonération pendant deux mois de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les factures d’eau et d’électricité. Ces efforts ont été ressentis comme un véritable bol d’air par les abonnés. Il a été aussi envisagé de relancer l’opération de distribution des vivres. Il est aussi important de préciser que sur rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, la réunion a fait passer un projet de décret déclarant l’état d’urgence sur le territoire national à partir du 19 décembre dernier. Ce projet de décret a permis de réglementer ou d’interdire la circulation des personnes, des véhicules ou des biens dans certains lieux et à certaines heures. Il interdit aussi, à titre général ou particulier, tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique.
Au-delà de tout ça, le gouvernement continue de perfuser les établissements hospitaliers engagés dans la prise en charge des patients Covid-19. Un montant d’environ 12 milliards de Fcfa a été notifié en septembre dernier au département en charge de la Santé pour accompagner les hôpitaux. Sur ce montant, 6 milliards de Fcfa ont été perçus avec une clé de répartition qui a varié d’un peu plus de 400 millions à 500 millions, selon les structures). Et 6 milliards autres ont servi à payer des indemnités du personnel soignant.

Bréhima DOUMBIA

autho

Bréhima Doumbia

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