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Les chefs d’État et de gouvernement lors des travaux


L’organisation communautaire a également prononcé la suspension de notre pays, réaffirmé la nécessité du respect du délai de 18 mois pour la durée de la Transition. Elle a demandé aussi la formation d’un gouvernement inclusif


Un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur les récentes évolutions politiques dans notre pays s’est tenu hier à Accra (Ghana). Placé sous l’égide de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, ce sommet a enregistré la participation de plusieurs chefs d’État : Mohamed Bazoum du Niger, Faure Gnassingbé du Togo, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari du Nigeria,Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau, George Weah du Liberia, Adama Barrow de la Gambie.


Proclamé président de la Transition, chef de l’État, par la Cour constitutionnelle le 28 mai dernier, le colonel Assimi Goïta, était présent à cette rencontre de haut niveau dans la capitale ghanéenne.


A la séance d’ouverture, le président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a fait une présentation des enjeux actuels de la situation, et réaffirmé la disponibilité de la communauté à accompagner le Mali pour une sortie de crise. «Je profite au nom de la Cedeao pour réitérer notre engagement continu en faveur de la Transition pacifique au Mali», a laissé entendre le président en exercice de la Cedeao. Selon lui, il s’agit d’aider le peuple malien à trouver une solution politique pour que la paix et la stabilité règnent dans notre pays.


Pour le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, il s’agissait, au cours des discussions, d’envisager les «voies et moyens d’accompagner ce pays frère pour une sortie de crise». «Ensemble avec mes pairs, nous proposerons des pistes de solutions à la crise malienne afin de maintenir la paix et la stabilité dans la sous-région ouest-africaine et sur le continent», a indiqué pour sa part le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.


L’allocution du président en exercice de la Cedeao a été suivie des travaux à huis clos. Après l’adoption de l’ordre du jour, Goodluck Ebele Jonathan, médiateur de la Cedeao au Mali qui avait été dépêché à Bamako, le 25 mai, a présenté le rapport sur la situation dans notre pays qui se poursuivra par des discussions.


Dans le communiqué final publié à l’issue des travaux, les chefs d'État ont réaffirmé l’importance et la nécessité de respecter le processus démocratique d’accession au pouvoir, conformément au Protocole de 2001 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ils ont ainsi décidé de suspendre le Mali des institutions de la CEDEAO conformément aux dispositions de l’Organisation.


En outre, les dirigeants de la CEDEAO ont demandé la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil. Un nouveau gouvernement inclusif devrait être formé pour poursuivre le programme de transition. Ils ont aussi réaffirmé la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra. Dans ce contexte, la date du 27 février 2022 déjà annoncée pour l'élection présidentielle doit être absolument maintenue. Un mécanisme de suivi sera mis en place à cet effet.


Les chefs d’Etat ont également réitéréles décisions antérieures selon lesquelles le chef de la Transition, le vice-président et le Premier ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle. Par ailleurs, ils ont réaffirmé le soutien de la CEDEAO pour accompagner le processus de transition au Mali et exhorté tous les partenaires internationaux (l'Union africaine, les Nations Unies et l'Union européenne) à continuer à soutenir notre pays dans la mise en œuvre réussie de la Transition.


Madiba KEITA
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Madiba Keïta

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