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Le DG du FGSP-SA, Moustapha Adrien Sarr (c) a assuré que le secteur coton est le début d’une longue collaboration

Le Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP-SA) a organisé, mardi à Sikasso, un séminaire sur l’appropriation des agents opérationnels en vue d’une meilleure prise en charge des clients et une large diffusion des informations concernant le mécanisme et le processus d’intervention de leur accord. L’évènement était présidé par la représentante du gouverneur, Mme Marie Claire Dembélé.

Y étaient présents, le directeur général du FGSP-SA, Moustapha Adrien Sarr, le représentant de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) Yacouba Koné et le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. La rencontre se tiendra successivement à Koutiala, Fana et Kita. Elle permettra de toucher environ 8.000 sociétés de production de coton pour un montant d’environ 15 milliards de Fcfa.

La semaine vise à rapprocher l’ensemble des parties prenantes au mécanisme de financement du secteur coton afin de leur proposer un axe de collaboration visant à favoriser l’octroi de crédits appropriés dans des conditions financières véritablement soutenables.

à l’entame de ses propos, le directeur général du FGSP-SA Moustapha Adrien Sarr a rappelé que le secteur coton, qui assure le revenu de près de 4 millions de Maliens, s’est trouvé fortement impacté, entre autres, par la crise du coronavirus entraînant une chute de 80% de la production au titre de campagne 2020-2021.

«Le gouvernement a pris la bonne mesure de cette situation au cours des concertations nationales sur la relance du coton notamment par l’augmentation du prix du coton graine et le maintien de la subvention des intrants», a-t-il souligné, ajoutant que c’est face à cette situation que le FGSP-SA a pris l’initiative d’organiser le présent séminaire afin de jouer sa partition dans la stratégie de relance.

«L’un des axes majeurs de cette stratégie est de convenir d’un mécanisme de sûreté de nature à favoriser l’appétence des institutions de financement pour plus de crédits dans un secteur où œuvre près de 8.000 coopératives de productions en situation de précarité tenace», a expliqué le directeur général du FGSP-SA. Il a rappelé que tous les intervenants financiers à savoir les institutions financières prêteuses et le FGSP-SA (lui-même en tant que garant) n’ont ménagé aucun effort pour consentir une baisse substantielle des taux d’intérêt de commission dans le cadre de la présente opération.

Il a saisi l’opportunité pour remercier le gouvernement pour la dotation «fonds Covid-19» accordée aux entreprises urbaines et ruralesimpactées par la crise sanitaire mondiale. En outre, Moustapha Adrien Sarr a assuré que le secteur coton n’est que le début d’une longue collaboration avec les entreprises rurales. «On ne s’arrêtera pas uniquement à ce produit», a-t-il assuré.

Pour la représentante du gouverneur, cet évènement est venu à point nommé. Mme Marie Claire Dembélé a fait savoir que le programme de garantie déjà crucial pour les entreprises en milieu urbain l’est encore plus pour les entreprises du monde rural.«La relance du système coton constitue une source de revenu importante de notre économie», a-t-elle déclaré.

S’adressant aux cotonculteurs, Marie Claire Dembélé dira que c’est tout le maillon de la chaîne de production du coton qui a été affecté par la crise de la campagne de cette année. L’état a joué sa part de responsabilité à travers les activités des organisations comme le FGSP-SA. «Je demande aux cotonculteurs d’abandonner toutes les rancœurs afin de reprendre la culture du coton», a-t-elle insisté.

«Auparavant, les producteurs de coton n’avaient pas de garantie dans les banques, si l’état a songé à mettre en place ce fonds de garantie pour nous, on ne peut que le remercier», a indiqué le représentant des C-SCPC. Yacouba Koné a révéléque ce fonds permettra d’alléger leurs difficultés mais surtout de leur faciliter l’accès aux prêts bancaires.

Il faut rappeler que le FGSP-SA a signé le mois passé un accord-cadre avec la BNDA, le Kafo Jiginew, la CMDT, l’OHVN et le C-SCPC dans le but de renforcer le financement des SCPC.

Mariam F. DIABATÉ
Amap-Sikasso

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Mariam F. Diabaté

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