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Parcourir les trajectoires de développement de la région depuis 30 ans pour ensuite définir les futurs possibles qui seront explorés, imaginer et explorer les scénarii de développement de la région en se basant sur les espoirs, les craintes et les forces motrices qui la caractérisent, tels étaient les objectifs généraux de l’atelier de lancement de l’étude prospective territoriale portant sur les futurs de la Région de Sikasso à l’horizon 2040.

La rencontre était présidée mardi dernier dans la capitale du Kénédougou par le gouverneur de la 3è région, Sinè Dembélé. Initié par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, le Conseil régional et la GIZ, l’évènement a enregistré la présence du président du Conseil régional Yaya Bamba, du représentant de la GIZ Yaya Ballo et du conseiller technique du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, Paul Coulibaly. D’une durée de six mois, l’étude couvrira l’ensemble de la collectivité territoriale de la Région de Sikasso avec ses sept cercles.

Le gouverneur de la Cité verte du Kénédougou, Sinè Dembélé, a indiqué que le Mali à l’instar des autres pays de l’Afrique subsaharienne fait face à de nombreux défis de développement parmi lesquels on peut citer, l’amélioration des conditions de vie des populations à travers un meilleur accès à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la santé, à l’éducation… et à l’insertion des jeunes dans les circuits de production primaires, secondaires et tertiaires à travers des emplois décents.

«Pour faire face à ces défis, les politiques doivent anticiper sur les besoins, les contraintes et les opportunités futures», a-t-il affirmé. Selon lui, la Région de Sikasso compte de nos jours près de 3,5 millions d’habitants. La pression démographique est globale.

Elle détermine pour beaucoup les marges de manœuvres d’une économie locale encore très fortement liée à l’agriculture. «Au plan social, la région n’est pas épargnée par la montée de l’insécurité qui sévit dans le pays, à laquelle se greffe les autres formes de délinquance», a-t-il souligné, poursuivant que les résultats de la présente étude exposeront des avenirs possibles désirés ou non désirés de la région.

Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour remercier les organisateurs et a invité les participants à s’impliquer à fond pour la réussite de l’étude. De son côté, le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche Paul Coulibaly, a révélé que l’étude consiste à diagnostiquer la situation des différents secteurs du développement de la zone.

Les dynamiques sociales et démographiques seront également prises en compte. «Avec les résultats de cette étude, nous allons faire un outil de développement de Sikasso qui sera mis à la disposition du Conseil régional», a-t-il expliqué, poursuivant qu’il est important que la planification du développement puisse tenir compte des réalités territoriales. Pour le président du Conseil régional, Yaya Bamba, la réalisation de ce rêve est tributaire de plusieurs facteurs et défis.

C’est pourquoi, il faut agir et prendre les devants sur le temps. Pour la bonne conduite de l’étude, Yaya Bamba a assuré les participants de l’entière disponibilité de sa structure avant de remercier le gouvernement pour le choix porté sur Sikasso.

Mariam F. DIABATÉ
Amap-Sikasso

autho

Fousseyni Diabaté

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