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Des infrastructures sont prévues dans les secteurs de l’eau, de la santé et de l’éducation

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye et l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, ont procédé mercredi à la signature d’une convention pour le financement de la 3è phase du projet «Sécurité et développement au Nord et Centre du Mali (SDNM 3)». La cérémonie de signature s’est déroulée dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en présence du directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Mali, François Tirot et bien d’autres personnalités.

Le projet SDNM, dont la genèse remonte à 2015, est l’expression d’une volonté conjointe, malienne et française, d’appuyer le processus de décentralisation et de concourir à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Lors des deux premières phases, l’AFD avait octroyé près de 500 millions Fcfa, puis une subvention additionnelle de 11 milliards Fcfa, en partenariat avec l’Union européenne. Cette seconde phase a permis la réalisation d’une centaine d’infrastructures dans les secteurs de l’eau, de la santé et de l’éducation, ou pour la promotion des activités économiques.

Cela, sur près de 200 investissements identifiés par les collectivités territoriales. Le SDNM phase 3 interviendra dans les Régions de Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Taoudéni et Tombouctou.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération indiquera que cette signature de convention symbolise encore une fois la vitalité et l’excellence des relations entre nos deux pays, et témoigne de l’engagement constant de la France, à travers, l’AFD auprès du gouvernement. Cela, non seulement sur le projet SDNM, mais plus globalement sur le plan du développement, de la paix et de la stabilité de l’ensemble de notre pays, et au-delà de toute la région du Sahel.

Pour Zeïni Moulaye, dans le contexte actuel des zones ciblées, la mise en œuvre de ce projet d’un montant de plus de 11, 2 millions d’euros (soit environ 7,3 milliards Fcfa), contribuera au renforcement de la légitimité de l’État et de l’action publique. « Elle aidera le gouvernement à assumer l’une de ses responsabilités majeures de redonner de la confiance aux populations, de continuer à améliorer durablement et équitablement les conditions de vie des Maliens, tout en facilitant le retour de la paix et de la sécurité », a-t-il déclaré. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que la signature de cette importante convention constitue une première étape dans la mise en œuvre des engagements pris lors du Sommet de N’Djamena, en ce qu’elle favorisera la dynamique du retour de l’État et de ses services sur l’ensemble du territoire.

Pour sa part, l’ambassadeur de France au Mali a souligné que cette troisième phase s’intègre dans un effort plus global, caractérisé par une grappe de projets financée par l’AFD, pilotée par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et strictement centrée sur les besoins prioritaires des populations. Au nombre desquels Joël Meyer citera notamment le projet transfrontalier « Trois Frontières », qui finance à hauteur de 5,2 milliards Fcfa, la réalisation d’infrastructures socio-économiques dans les Cercles de Koro, Bankass, Douentza, Gourma-Rharous, Gao et Ansongo, sous maîtrise d’ouvrage des collectivités locales.

Mais également le projet Socle soutien opérationnel à la continuité et à la légitimité de l’état dans le Liptako, qui propose de renforcer des pôles déconcentrés et de faciliter la délivrance de services publics itinérants au plus proche des populations vulnérables. «L’histoire du projet SDNM continue donc aujourd’hui. À ce titre, je tiens à réitérer l’engagement de la France d’être à vos côtés pour accompagner le retour de la paix dans les Régions du Nord et du Centre du Mali», a conclu le diplomate français.

Aboubacar TRAORÉ

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Aboubacar Traoré

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