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Remise symbolique de tablette pour l’opérationnalisation de l’enquête


Le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a lancé, lundi dernier à la Maison des aînés, l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Ensan).


Pour sa réalisation, 505 jeunes diplômés mobilisés sur l’ensemble du territoire national, seront formés du 20 au 27 septembre. Ils seront repartis entre quatre centres de formation : Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao. Le centre de Bamako formera 275 enquêteurs destinés aux Régions de Koulikoro, Kayes, Ségou, Sikasso, Kita, Nara, Nioro, Bougouni, San et Dioïla. Celui de Mopti recevra 70 autres qui seront déployés dans les Régions de Mopti et Douentza. 95 venant des Régions de Gao, Ménaka et Kidal seront formés au centre de Gao. Destinés aux Régions de Tombouctou et Taoudéni, les 65 restant seront outillés au centre de Tombouctou.


Cette formation permettra d’outiller les futurs enquêteurs, afin de leur permettre de mener à bien cette étude, a assuré le ministre commissaire à la sécurité alimentaire. «Cet exercice est d’une importance capitale pour notre système de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Compte tenu de son importance, j’invite chacune et chacun à travailler dans un esprit d’ouverture, tout en demandant aux experts de faire un examen attentif et lucide de l’outil questionnaire», a insisté Redouwane Ag Mohamed Ali. Au regard de la pertinence et de la qualité de ces questionnaires qui leur seront expliqués au cours de cette session, il a invité les participants à plus d’assiduité et à être attentifs afin de mieux assimiler les techniques de collecte.


Car, a expliqué le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, les résultats de ces enquêtes constituent des données essentielles nécessaires pour la mise en œuvre du Cadre harmonisé en tant qu’outil consensuel et fédérateur, devenu le cadre de référence de toutes les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle conjoncturelle. Il a exprimé sa reconnaissance au Programme alimentaire mondial (Pam) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), qui accompagnent le Système d’alerte précoce (SAP).


Au terme de ces formations, les enquêteurs seront dotés d’outils numériques performants de collecte des données offerts par le Pam à cet effet. Car, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication apparaît, de nos jours, comme une solution en matière de suivi et analyse de la sécurité alimentaire dans le monde, a motivé la représentante du Programme alimentaire mondial au Mali. «Elles permettent de raccourcir les délais de transmission des données et informations nécessaires pour l’analyse de la sécurité alimentaire des ménages en vue d’apporter une réponse appropriée», a expliqué Sally Haydock.


Fort de ce constat, a-t-elle annoncé, le Pam a acheté un lot de matériels de communication composé de 100 Smartphones (Windows surface 3) d’un coût estimé à 23 millions de Fcfa au profit du Sap. Sally Haydock a assuré de l’accompagnement de son organisation dans la lutte contre l’insécurité alimentaire afin d’aider le Mali à atteindre, d’ici 2030, l’objectif 2 des Objectifs de développement durable (ODD) : «Eliminer la faim et la malnutrition dans le monde».


Makan SISSOKO
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Makan Sissoko

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