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Le défi qui se pose à notre pays est de tomber d’accord sur une Constitution

La Fondation Tuwindi, dans le cadre de son projet intitulé «Co-construction de la 4ème République» en partenariat avec l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (l’AJCAD), l’Observatoire et Doniblog, organise du 24 au 26 février 2021, dans un hôtel de Bamako, un atelier d’échanges sur les réformes en cours dans notre pays.
Ces trois jours de rencontre regroupant forces vives, ONG, médias, autorités coutumières, acteurs politiques et étatiques, visent de façon globale à créer un cadre propice à l’atteinte des missions assignées, dans la Charte de la Transition, aux autorités transitoires.
D’autre part, il s’agira à travers ces échanges, de contribuer à la construction des fondements légaux de la 4è République du Mali, par l’élaboration d’une proposition citoyenne de projet de loi fondamentale, et d’un projet de Loi électorale. Ce projet qui est financé par Open Society Initiative for West Africa (Osiwa), s’inscrit dans le cadre de la réussite de la Transition.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le directeur exécutif de Tuwindi, Tidiani Togola. Il avait à ses côtés Me Maliki Ibrahim, conseiller à la Cour constitutionnelle, le coordinateur du Comité de pilotage de l’atelier, Dr Abdoulaye Sall, et bien d’autres personnalités invitées.
Dans ses mots de bienvenue, le directeur exécutif de Tuwindi a souligné que pendant trois jours, les participants analyseront la Constitution du 25 février 1992, à la lumière des travaux effectués lors des tentatives de modification entreprises par les différents présidents de la République de l’ère démocratique du Mali.

Mais également, au regard des réalités actuelles, pour proposer un prototype de ce qui pourrait être la prochaine Constitution du Mali. Selon Tidiani Togola, à l’issue des travaux, ce prototype de Constitution sera également assorti de recommandations pouvant servir à l’élaboration d’un code électoral, pour faciliter un retour rapide à l’état de droit.

« Je suis confiant que vos contributions seront riches, et que les travaux seront menés avec patriotisme, efficacité et professionnalisme, dans un climat hautement favorable à la co-création de ce qu’on pourrait appeler le prototype de la 4è République, s’il faut y passer », a souhaité le directeur exécutif de Tuwindi.

Pour sa part, le coordinateur du Comité de pilotage de l’atelier a rappelé que notre pays a pris l’engagement de construire un état de droit, précisément après les évènements du 26 Mars 1991. Selon Dr Abdoulaye Sall, cet état de droit, obéit à un certain nombre de principes intangibles, dont le premier est relatif aux élections comme moyen d’accéder au pouvoir. Le deuxième, c’est que l’état de droit doit être doté d’une Constitution qui constitue le fondement politique, juridique, institutionnel, économique, social, culturel et environnemental de l’État. Le troisième principe a trait à la séparation des pouvoirs, avec comme point d’orgue l’indépendance de la justice.

En outre, les relations entre le Mali et les autres pays du monde, constituent le quatrième de ces principes invariables, sur lesquels repose l’état de droit, a expliqué Abdoulaye Sall. Pour qui «le défi qui se pose à notre pays aujourd’hui, pour prouver que nous avons l’honneur, l’intégrité, la probité, le patriotisme de sauver le Mali, c’est de tomber d’accord sur une Constitution».
De son coté, Me Maliki Ibrahim dira que les révisions constitutionnelles et les modifications des lois électorales sont des chantiers importants pour une nation, qui doivent être portées par tous les acteurs du pays. Mais, au premier chef par les partis politiques et les institutions.

Aboubacar TRAORÉ

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Aboubacar Traoré

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