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L’instauration de la redevance radioprotection découledu principe «pollueur-payeur»

La 23è session du conseil d’administration de l’Agence malienne de radioprotection (Amarap) s’est tenue jeudi dernier, à l’ex-Cres sous la présidence du ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.

Les administrateurs présents, à cet effet, ont évalué l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente session, examiné le rapport d’activités technique 2020 et d’exécution du budget 2020.

Dans son discours, le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau a rappelé que la maîtrise du développement socio-économique de nos jours est fortement liée à celle des applications pacifiques de l’énergie atomique et des techniques nucléaires.

À ce titre, a ajouté Lamine Seydou Traoré, l’Amarap est chargée de mettre à jour et de veiller au respect du cadre législatif et réglementaire de la radioprotection au Mali. «Sa création est en réalité une réponse aux attentes des populations qui aspirent à un mieux-être socio-économique grâce aux applications des techniques nucléaires dans l’agriculture, l’élevage, l’industrie, la santé, la sécurité et la protection de l’environnement», a-t-il indiqué, précisant que les techniques nucléaires sont en plein essor dans tous les secteurs au Mali et dans le monde.

à cet égard, il est indispensable de renforcer les structures de réglementation pouvant assurer la pérennisation de ces applications et surtout la sûreté radiologique et la sécurité des sources radioactives utilisées. «Aussi, pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, l’utilisation de ces techniques doit s’effectuer dans un cadre règlementaire sûr et sécurisé.

Ce qui implique au niveau national une étroite collaboration entre l’autorité réglementaire qu’est l’Agence malienne de radioprotection et les structures et institutions partenaires chargées de la protection civile, de l’environnement, de la santé publique, de la sécurité des aliments, de la gestion des catastrophes, de la sécurité pour ne citer que ceux-ci», a insisté le patron du département en charge des Mines, de l’énergie et de l’Eau.

Pour Lamine Seydou Traoré, les questions de protection de l’environnement au niveau international nécessitent de prévoir dans notre arsenal législatif et règlementaire des dispositions précises relatives à la mise à contribution des industries minières génératrices de déchets radioactifs. «Cette contribution peut être une redevance radioprotection. L’instauration d’une telle redevance est en phase avec le principe du «pollueur-payeur», a soutenu le ministre Traoré.

Pour sa part, le directeur général de l’Amarap a indiqué que sa structure se porte mieux. «Nos missions sont de plus en plus comprises par nos partenaires, puisque c’est un domaine très spécifique peu connu des gens. Nous arrivons progressivement à faire comprendre nos missions notamment à nos partenaires qui doivent respecter la réglementation en vigueur», a souligné Dr Nagantié Koné.

Selon lui, les partenaires stratégiques en la matière sont ceux qui utilisent les générateurs de rayonnement dans les domaines de la santé, de l’industrie et des mines, des BTP, des fabriques de sucre, du ciment et des brasseries, de l’agriculture et de l’élevage, a-t-il ajouté. Pour lui, l’utilisation des sources radioactives nécessite qu’on les mette sous contrôle.

«Les utilisateurs de toutes sources radioactives ou de générateur de rayonnement doivent comprendre que leur objectif c’est le bien-être des populations. Donc, ils doivent respecter la réglementation en vigueur pour qu’on puisse utiliser les sources radioactives en quantité avec à l’esprit que tout le monde soit protégé», a-t-il rappelé.

Amadou GUÉGUÉRÉ

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Amadou Guéguéré

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