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Le but du Projet est d’atteindre les Objectifs du développement durable

L’actualité dans la sous-région ouest-africaine reste marquée par le défi de la protection et de la promotion des droits de l’enfant. Cette question, très préoccupante, a été au centre des travaux de la première session du comité national de pilotage du Projet d’appui à la protection des enfants victimes de violation de leurs droits (Papev). Il s’agissait à travers cette réunion de présenter aux membres du comité de pilotage le projet, sa stratégie de mise en œuvre afin de renforcer la synergie entre les parties prenantes dans l’exécution du Papev dans notre pays.
Un hôtel de Bamako a abrité hier la cérémonie d’ouverture des travaux de la rencontre, présidée par le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Bakary S. Coulibaly. Elle a enregistré la participation par visioconférence des représentants de la directrice régionale de l’Agence italienne pour la coopération au développement, Alessandra Permattei et du représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Andrea Ori.

L’objectif général du Projet consiste à contribuer à l’atteinte des Objectifs du développement durable, à travers la mise en œuvre des recommandations des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’enfant.
Ce projet, d’un montant d’environ 2,2 milliards de F cfa, dont un peu plus de 270 millions de F cfa pour le Mali, concerne, outre notre pays, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Niger et la Gambie, pour une durée de trois ans.
Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le représentant du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies, a souligné qu’en Afrique de l’Ouest, des milliers d’enfants sont encore confrontés à des problèmes comme l’exploitation par la traite, les pratiques sociales et culturelles préjudiciables à leur bien-être, les violences et maltraitances. Pour Andrea Ori, ces difficultés freinent durablement les efforts consentis par les états pour garantir la jouissance des droits de l’enfant. Conscient de cette situation et conformément à son mandat de promotion et de protection des droits humains en Afrique de l’Ouest, le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a sollicité et obtenu l’appui de l’Agence italienne pour la coopération au développement pour la mise en œuvre du Papev, a expliqué Andrea Ori.

Justement, la représentante de la directrice de l’Agence italienne pour la coopération au développement a souligné que la protection des droits humains a été toujours une priorité dans son pays. Alessandra Permattei a assuré que son organisation ne ménagera aucun effort pour l’atteinte des objectifs du Projet.
Fidèles aux engagements internationaux résultant d’accords souscrits par notre pays, les autorités accordent une attention particulière quant aux enjeux fondamentaux liés à la protection des enfants. Ainsi, le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a rappelé que la situation de l’enfant au Mali n’est pas isolée. De façon générale, a développé Bakary S. Coulibaly, la protection et la promotion des droits de l’enfant nécessitent une approche sous-régionale voire régionale, la porosité des frontières entre les états ouvrant un boulevard à la criminalité organisée dont les conséquences portent atteinte aux droits de nos populations.
«Le Papev est un projet d’appui aux politiques et initiatives nationales, laissant le soin aux autorités de chaque pays bénéficiaire d’adapter les interventions à ses priorités et aux réalités sur le terrain », a expliqué le représentant du ministre de la Justice.

Siné S. TRAORÉ

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Siné S. Traoré

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