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Beaucoup de régions ont été affectées par les inondations

Le Projet de gestion des risques climatiques et d’inondation (PGRCI) au Mali a tenu la 4è session de son comité de pilotage, jeudi dernier dans la salle de conférence de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD).
L’ouverture des travaux a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta.
Au Mali, les inondations de 2010, 2013 et de 2014 ont causé des dégâts matériels, des pertes économiques et des pertes en vies humaines. Au cours des 30 dernières années, la totalité des régions de notre pays ont été affectées par les inondations ou les effets d’autres dérèglements climatiques. Face à ces adversités naturelles ou anthropique, le Mali a mis en œuvre plusieurs initiatives pour lutter contre les effets du changement climatique, a rappelé Mme Bernadette Keïta. « Le PGRCI Mali, initié par le gouvernement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’inscrit dans ce cadre. Le but est d’apporter des réponses rapides et efficaces pour atténuer la vulnérabilité et renforcer la résilience des populations », a-t-elle expliqué.

L’objectif de cette session, après les deux jours de visites des réalisations, était de soumettre aux participants l’examen et l’approbation des documents de rapport annuel 2020 de plan de travail et de budget annuel pour 2021. Initié par l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) et le Pnud, il a été financé par le Fonds mondial pour l’environnement, le Pnud et le gouvernement. Le budget prévisionnel 2021 est estimé à plus d’un milliard de Fcfa.
«Nous sommes à un an de la date de la clôture conventionnelle du projet, qui est à 86% d’exécution technique et 64% de taux décaissement », a précisé la ministre Keïta. Les difficultés à caractère foncier, particulièrement dans les communes du District de Bamako, persistent. Cette situation a empêché la réalisation de certaines infrastructures, pourtant très pertinentes, a-t-elle déploré. Toutefois, «les résultats obtenus sont, entre autres, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des autorités communales et villageoises, de Mali-Météo, en systèmes d’alerte précoce sur les inondations et la construction ou la réhabilitation de collecteurs d’eaux pluviales pour la réduction des inondations», a développé Mme Bernadette Keïta.

Pour le représentant du Pnud, Dr Oumar Tamboura, chef unité environnement et changement climatique, le PGRCI est d’une importance stratégique pour son organisation. Il vise à réduire la vulnérabilité des collectivités territoriales face aux inondations grâce à la sécurisation de leurs biens et moyens d’existence et à la protection des infrastructures au Mali.
Après quatre années de mise en œuvre du Projet, les résultats sont aujourd’hui palpables. « Les témoignages recueillis lors de la visite des réalisations attestent d’une bonne marche vers l’atteinte des objectifs visés par le projet», s’est réjoui Dr Oumar Tamboura. Il a assuré que le Pnud restera aux côtés du gouvernement dans la mise en œuvre de ses ambitions et de ses engagements en matière d’environnement et de climat.

Yacouba TRAORÉ

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Yacouba Traoré

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