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L’équipe de N’GaSènè lors du lancement de la 2è phase pilote à Bougouni

Ce projet propose des kits composés de semences et d’engrais de qualité aux paysans qui les paient à des conditions qui n’entravent pas leurs capacités financières

La deuxième phase du projet pilote de N’gaSènè (myAgro) a été lancée jeudi dernier dans la Région de Bougouni. C’était au cours d’un atelier qui a lieu à la direction régionale de l’agriculture. La rencontre a enregistré la présence du directeur pays de myAgro Abdul Karim Diallo, du directeur national adjoint de l’agriculture, Amadou Cheick Traoré, du responsable des relations institutionnelles Abdallahi Ould Mohamed et du directeur régional de l’agriculture de Bougouni, Alkassoum Barka. Dans sa présentation, Abdallahi Ould Mohamed a expliqué que N’gaSènè SARL ou myAgro est une société créée en 2012 au Mali, dont l’objectif est d’aider les petits exploitants agricoles à sortir de la pauvreté. Elle vend des semences et des paquets d’engrais aux paysans et leur permet de payer petit à petit via leur téléphone portable. Aujourd’hui, a-t-il relévé, N’gaSènè soutient 53.500 paysans à Ségou, Koulikoro, Bougouni, Kayes et Sikasso. 70% des clients de N’gaSènè sont des femmes qui, autrement, n’auraient pas accès aux semences et aux engrais. Selon lui, les paysans de N’gaSènè produisent plus de 80% de nourriture supplémentaire par hectare par rapport à la moyenne nationale pour les principales cultures (maïs, sorgho, riz et arachide).

Abdallahi Ould Mohamed a, par ailleurs, expliqué que la direction nationale de l’agriculture (DNA) et myAgro ont signé un protocole d’accord pour améliorer le développement du secteur par le partage d’approches, de techniques et d’outils. Les deux partenaires ont travaillé ensemble pour faire comprendre l’approche myAgro pour l’accès des paysans aux intrants de bonne qualité. C’est un des projets pilotes que les partenaires ont convenu de mettre en œuvre comme exemple de matérialisation de leur partenariat dans l’intérêt des petits agriculteurs et des agents de terrain. L’objectif est d’augmenter le rendement moyen des producteurs d’une zone spécifique. «On a débuté l’année dernière avec le secteur de Bougouni seulement. Les objectifs ont été atteints à plus de 91%. Une enquête indépendante a révélé que les producteurs sont très satisfaits des offres de N’gaSènè», a souligné Abdallahi Ould Mohamed. Cette deuxième phase va concerner la Région de Bougouni avec les trois secteurs clés dans le domaine de l’agriculture.
De son côté, le directeur pays de myAgro a, tout d’abord, souligné qu’en 2020, 54.000 producteurs (globalement) ont reçu des intrants agricoles. Il a ensuite expliqué que pour la deuxième phase en 2021, N’gaSènè (myAgro) a un objectif ambitieux de 70.000 producteurs ciblés, dont plus de 70% de femmes. Avec le projet pilote de Bougouni en 2020, un peu moins de 3.000 producteurs ont été concernés. Pour la deuxième phase pilote, l’objectif cette année est de 12.000 producteurs dans la Région de Bougouni à travers 225 villages.

Le directeur national adjoint, Amadou Cheick Traoré a salué la relation partenariale très solide entre sa structure et myAgro. «Cela fait quelques années que nous travaillons ensemble. Nous avons voulu tester le modèle de myAgro. L’objectif étant que le producteur puisse disposer de l’engrais à temps» a-t-il précisé. Il a rappelé que le partenaire myAgro, au cours de la première phase du projet pilote, a expérimenté le système de payement des intrants à travers les kits myAgro. Ce kit, a-t-il rappelé, comprend les semences et les engrais. Les producteurs bénéficient également de l’appui-conseil. «Au départ, on avait visé 54 villages et un nombre élevé de producteurs qu’on a pu atteindre malgré les difficultés liées à la pandémie. Toutes les dispositions ont été prises pour que les producteurs à travers le modèle myAgro puissent avoir les engrais à temps», s’est réjoui Cheick Amadou Traoré. Et d’ajouter que c’est pourquoi, myAgro a voulu continuer à Bougouni, cette fois-ci avec un objectif de 225 villages.

«Si Dieu nous gratifie d’une bonne pluviométrie, nous espérons atteindre les résultats avec l’implication des acteurs. L’approche myAgro est un très bon modèle. Nous pensons qu’à long terme, il faut réfléchir à comment étendre ce modèle qui est tout simple à d’autres localités. Avec un téléphone, le paysan a six mois pour boucler son payement en fonction de ses objectifs de production. Le kit lui est délivré au niveau du village», a souligné le directeur national adjoint de l’agriculture. Et de remercier et féliciter l’équipe de myAgro pour les progrès enregistrés.



Aminata Dindi SISSOKO

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Aminata Dindi Sissoko

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