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Cette rencontre vise à partager les informations sur l’évolution des concepts et les expériences récentes

La 3è rencontre du Réseau des points focaux du projet sous-régional «Promotion de la Police de proximité en Afrique de l’Ouest» se tient depuis hier dans un hôtel de la place. L’ouverture des travaux était présidée par le chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le commissaire divisionnaire de police Cheick Ould Bouh. C’était en présence de l’ambassadeur de l’Allemagne au Mali, Dr Dietrich Polh, du représentant de l’Autorité de développement intégré des états du Liptako-Gourma (ALG), Tahirou Mamane et celui de la Fondation Hanns Seidel, Kalus Grütjen.

Cette rencontre, qui prend fin aujourd’hui, vise à partager les informations sur l’évolution des concepts et les expériences récentes avec la mise en œuvre du concept de police citoyenne-communautaire- de proximité en Afrique de l’Ouest. Elle entend également identifier les prochains projets et activités du réseau des points focaux du programme sous-régional pour la promotion des polices de proximité, communautaire et citoyenne de la sous-région.

Pour rappel, le Réseau des points focaux Police de proximité en Afrique de l’Ouest est né d’une volonté commune des décideurs politiques et institutionnels, des élus et des acteurs sociaux du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger, du Togo et du Mali de lutter efficacement contre le terrorisme, l’extrémisme violent, la radicalisation et toutes les autres formes de menaces sécuritaires. Ce projet sous-régional est coordonné par l’ALG en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel déjà depuis plusieurs années.

Traditionnellement, les services chargés d’assurer la sécurité intérieure étaient considérés comme relevant de la compétence exclusive de l’état. Au cours des dernières années, dans un environnement politique et social complexe et de plus en plus critique, cette exclusivité de la compétence de l’état est progressivement remise en cause. D’après le représentant de la Fondation Hanns Seidel, la contribution des citoyens, partiellement organisés en société civile, constitue l’un des facteurs essentiels pour le maintien de la paix et de la sécurité.

Pour sa part, l’ambassadeur de l’Allemagne au Mali a indiqué que cette réunion donnera à nouveau aux participants la possibilité d’échanger entre eux sur les concepts, les expériences et les perspectives et constitue un potentiel important pour la promotion de la police de proximité et de la coproduction de la sécurité.

De son côté, le chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a souligné la complexité de la problématique sécuritaire. D’après le commissaire divisionnaire de police Cheick Ould Bouh, en plus des réponses classiques des forces armées et de sécurité, la mise en œuvre de la police de proximité, à savoir l’association intelligente des populations au processus de sécurisation des personnes et de leurs biens, est apparue comme une piste de solution supplétive particulièrement efficace. Si toutefois, chaque acteur y joue pleinement sa partition.

Cheick Ould Bouh s’est dit persuadé que l’existence d’initiatives locales de sécurité et la détermination des habitants de certaines localités à s’impliquer dans la pacification et la stabilisation de leurs zones constituent des réelles opportunités pour la réussite de la mise en œuvre de la police de proximité.

Bembablin DOUMBIA

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Bembablin Doumbia

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