single
Notre pays traverse une crise multidimensionnelle depuis 2012.S’agissant de la rébellion, le Mali en connu 4 et chacune a été marquée par de nombreuses violations des droits humains et des souffrances pour l’ensemble de la population.

Pendant la crise de 2012, de graves violations des droits ont été documentées par plusieurs rapports et enquêtes. Il s’agit, entre autres, des assassinats, enlèvements de personnes, menaces, disparitions, viols, amputations, flagellations, destructions de patrimoines culturels, etc. En l’absence d’une enquête approfondie sur les violations, le doute demeurera sur leur ampleur, leur nature et leurs conséquences.

Les victimes attendent toujours la reconnaissance et les réparations qui leurs sont dues. C’est en réponse à ces besoins que la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) a été créée. Il s’agit à travers cette initiative de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité et des valeurs démocratiques.

En 2019, la CVJR de Ségou, en collaboration avec l’ONG Case-Sahel, à travers le projet PASP de la Coopération allemande GIZ, a initié un atelier de sensibilisation des victimes de la Région de Ségou sur le mandat de la CVJR. Il était ainsi question de développer une stratégie de renforcement des capacités en matière de coordination stratégique et opérationnelle au niveau régional entre les associations des victimes des différentes localités, dont les membres ont fait leurs dépositions à la CVJR-Ségou.

C’est ainsi qu’est née l’Association des victimes de Ségou (CRAVIC-Ségou). L’Association participe à la mobilisation des victimes. Pour mieux faire face à leur mission, elle a demandé et obtenu un atelier de renforcement de leurs capacités sur la vie associative et le plaidoyer.

Cette rencontre de 5 jours, se tient depuis lundi au Conseil régional de Ségou. L’atelier permettra de former les membres de l’association sur leur rôle et responsabilités, les bonnes pratiques de la vie associative. Il définira aussi le cadre légal d’intervention d’une association. Pour le chargé de projet de Case-Sahel, Nabilaye Youssouf Koné, la présente rencontre est un moment de partage d’expériences en vue de faire face aux enjeux du moment.

Il a rappelé que son organisation en partenariat avec la CVJR et GIZ/PASP a mené plusieurs démarches auprès des victimes afin de les organiser en association au niveau commune, cercle et région. Selon M. Koné, il est plus que normal après la mise en place de CRAVIC-Ségou d’initier cette rencontre en leur faveur. L’atelier de son avis se veut une réponse appropriée aux préoccupations de CRAVIC-Ségou.

La rencontre permettra de planifier des actions menant à l’atteinte de leur objectif commun. Qui est la reconnaissance et la réparation.

Mariam A. Traoré
Amap-Ségou

autho

Mariam A. Traoré

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

TWITTER