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Ses performances parlent pour lui et l’ancien défenseur du CSK et du Djoliba se dit heureux au Portugal. Dans l’interview ci-dessous, l’international malien revient sur la saison de son club, ses statistiques personnelles et se projette vers la nouvelle saison.

L’arrière latéral parle également du dernier stage de la sélection nationale et des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022

L’Essor : En 34 journées de championnat, vous avez joué 28 matches, soit 2.482 minutes. Quelle appréciation faites-vous de vos performances avec Vitoria Guimarães?

Falaye Sacko : Nous avons fait une très bonne saison cette année, je remarque que notre Quotidien national L’Essor suit de très près la prestation des joueurs maliens à l’étranger. Je suis heureux de constater que vous avez toutes ces statistiques sur moi, que ce soit le nombre de matches joués, de minutes et également et de journées de championnat. Je suis content de mes performances avec Victoria Guimarães. Je pense que j’ai fait une très bonne saison avec mon équipe. Alhamdoulilah, je prie Dieu pour que tout se passe bien pour la nouvelle saison qui va bientôt démarrer. Je demande les bénédictions de tous mes compatriotes pour une saison encore meilleure que la précédente.

L’Essor : Votre club a terminé à la 7è place du championnat, ratant ainsi la qualification pour les compétitions européennes. Est-ce une déception ?

Falaye Sacko : Oui, c’est une déception pour le club et aussi pour nous, joueurs qui voulions, coûte que coûte, participer aux compétitions européennes. L’objectif principal pour Vitoria Guimarães était de jouer les compétitions européennes, malheureusement nous n’avons pas pu atteindre cet objectif et c’est une grande déception pour moi et mes partenaires. La participation aux campagnes européennes est très importante dans la carrière d’un joueur, elle vous permet d’avoir de l’expérience et, surtout, vous faire découvrir par d’autres clubs.

Cette année, Dieu n’a pas voulu que Vitoria Guimarães se qualifie pour la campagne européenne, mais nous allons continuer à travailler et à tout donner pour que nous puissions honorer le club la saison prochaine. J’y crois et je demande à mes partenaires de croire en nous, avec la volonté et la détermination tout reste possible.

L’Essor : Selon nos informations, vous êtes courtisé par plusieurs clubs notamment français et turcs. Qu’en est-il ? Êtes-vous tenté par une nouvelle aventure quand on sait que vous êtes au Portugal depuis 2018 ?

Falaye Sacko : Pour le moment, je ne peux pas répondre à cette question, je m’en excuse. Tous les joueurs attendent le mercato qui va bientôt commencer et tous les joueurs savent qu’ils sont suivis par des clubs. Alhamdoulilah, je me sens à l’aise dans mon club. Vitoria Guimarães m’a tout donné, c’est ce club qui a fait de Falaye Sacko ce qu’il est aujourd’hui. Je suis beaucoup respecté dans cette équipe, les dirigeants me considèrent énormément, tout comme le staff technique. C’est grâce à Guimãres que j’ai beaucoup avancé dans le football professionnel, j’ai fait beaucoup de choses ici et je ne compte pas partir de sitôt. Mais si le club me libère, je n’exclue pas d’aller voir ailleurs. Tout dépend du club.

L’Essor : Parlons à présent de la sélection nationale, les Aigles. Vous avez participé aux deux stages effectués en Algérie et en Tunisie qui se sont soldés par deux défaites et un match nul. Selon vous, qu’est-ce qui a manqué à l’équipe contre l’Algérie, la RD Congo et la Tunisie que vous avez affrontés lors de ces matches de préparation ? Faut-il s’inquiéter pour la sélection nationale qui n’a plus gagné depuis quatre matches ?

Falaye Sacko : Pour moi, nous avons fait une bonne préparation, les Maliens ont regardé les trois matches et peuvent en témoigner. Notre objectif était de gagner les trois matches mais Dieu en a décidé autrement. Je pense que tous les joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes, sur l’ensemble de la prestation de l’équipe, nous méritions de gagner au moins un match.

Falaye Sacko fait partie de la génération qui a été 3è du Mondial U20 en 2015


Je dois dire également que l’arbitrage a quelque peu joué sur nous, notamment contre la RD Congo et la Tunisie. Il ne faut pas non plus oublier que les Algériens sont champions d’Afrique, ils jouent très bien, mais nous avons quand même réussi à les bousculer pendant presque 90 minutes. Pour moi, l’équipe a simplement manqué de chance, sinon nous avons bien joué dans l’ensemble.

Je voudrais saisir l’opportunité que le Quotidien national L’Essor m’offre pour présenter, au nom de toute l’équipe, mes sincères excuses aux supporters et à l’ensemble du peuple malien après ces contre-performances. Nous avons beaucoup appris en jouant contre ces trois pays et je suis convaincu que les enseignements tirés seront bénéfiques pour nous lors des éliminatoires de la Coupe du monde.

L’Essor : Que pensez-vous de la poule du Mali qui va affronter le Rwanda, le Kenya et l’Ouganda lors des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022 ?

Falaye Sacko : à cette étape, tous les matches sont difficiles, il n’y a plus de petits pays, toutes les sélections qualifiées pour les éliminatoires peuvent décrocher le ticket de la Coupe du monde et méritent d’être respectées et prises au sérieux.

Nous n’allons négliger aucun match, je demande aux Maliens de soutenir l’équipe et la porter vers la victoire. Si le Mali se qualifie pour la Coupe du monde, ce serait magnifique pour tout le monde, pas seulement les joueurs et le staff technique. Est-ce que nous avons une chance dans cette poule ? Pour moi, le coup est jouable et nous allons nous battre jusqu’au bout pour être présents au prochain Mondial. Nous croyons en nous et en nos forces. Pour moi, nous sommes favoris de la poule, nous n’avons peur d’aucun pays. Il faut que les Maliens fassent bloc derrière l’équipe, nous sommes déterminés à faire honneur au pays. Inch-Allah ça ira.

L’Essor : Selon vous, quelle équipe peut donner du fil à retordre à la sélection nationale ?

Falaye Sacko : À dire vrai, je ne vois pas d’équipe dans cette poule qui peut donner du fil à retorde aux Aigles, mais comme je l’ai dit plus haut, il faut respecter tous les adversaires. à mon avis, le Rwanda semble légèrement au-dessus du Kenya et de l’Ouganda, mais tous les matches s’annoncent difficiles et il va falloir être au top pour espérer atteindre notre objectif.D’ores et déjà, la Fédération malienne de football doit songer à la préparation de la sélection et faire en sorte que nous soyons prêts avant le jour J. Rien ne doit être négligé pour cette campagne.

L’Essor : Le Mali n’a jamais réussi à se qualifier à la Coupe du monde et court toujours derrière sa première couronne continentale. Quels commentaires faites-vous de cette longue disette ?

Falaye Sacko : À mon avis, la personne la mieux placée pour répondre est le sélectionneur national, Mohamed Magassouba. Tout ce que je peux dire, c’est que la génération actuelle des Aigles est prête à 100% pour offrir la première qualification aux Maliens. Nous aimons notre pays et notre rêve commun est de participer à la prochaine Coupe du monde.Personnellement, à chaque fois que je porte le maillot de la sélection nationale, je n’ai qu’une idée en tête, faire honneur au pays.

L’Essor : Avez-vous un message pour les supporters ?

Falaye Sacko : Je demande aux supporters de soutenir les équipes nationales, jour et nuit et ne jamais se décourager. Nous sommes très fiers de les avoir à nos côtés à chaque regroupement et nous leur disons merci pour tout l’amour qu’ils portent pour le pays et leur accompagnement sans faille. S’il plait à Dieu, nous allons leur donner le trophée de la prochaine Coupe d’Afrique des nations et le ticket de la Coupe du monde. Un grand merci également à notre Quotidien national L’Essor qui, à travers cette rubrique, contribue fortement à la promotion du football malien. Que Dieu bénisse notre chère patrie. Amine !

Interview réalisée par
Djènèba BAGAYOKO

autho

Djènèba Bagayoko

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