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Ce projet vise à mettre fin à la spirale de l’insécuritédans la région

Mopti a abrité les 29 et 30 juin derniers l’atelier de lancement de la facilité de stabilisation de la zone du Liptako-Gourma. Les travaux étaient présidés par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara. C’était en présence du secrétaire général du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, point focal de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma, Moussa Cissé, de la représentante du PNUD, Natacha K. Kunama et du gouverneur de la Région de Ménaka, Mohamed Alhanafi Maïga.

L’atelier avait pour objectif de permettre une implication efficace des principaux acteurs nationaux, régionaux et locaux dans la mise en œuvre du programme «Facilité au Mali» et d’initier le développement d’un plan d’actions national. Il s’agissait de présenter et de lancer le projet «Facilité de stabilisation du Liptako-Gourma» auprès des acteurs, de stimuler les partenariats locaux pour engager les synergies dans la mise en œuvre des activités, de développer un plan de travail pour la période d’exécution du projet et de s’accorder sur les modalités de mise en œuvre.

Dans son allocution, la représentante du PNUD a rappelé qu’en février 2021, les chefs d’état du G5 Sahel avec leurs partenaires au sommet de N’Djamena, ont appelé à un «sursaut civil» pour stabiliser et développer le Sahel.

À l’occasion, le PNUD, sollicité par les membres de la coalition pour le Sahel, s’est mobilisé pour développer un programme de stabilisation intitulé «Facilité de stabilisation du Liptako-Gourma». Selon Natacha K. Kunama, cette approche qui met un accent particulier sur la coopération étroite avec les gouvernants locaux, les autorités traditionnelles, la société civile et les communautés locales, vise à soutenir le gouvernement pour mettre en œuvre des projets à impact rapide dans les zones dites fragiles avec un objectif global de faciliter le redéploiement des autorités et la fourniture des services essentiels aux populations.

Quant au secrétaire général du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, il a témoigné toute sa gratitude aux participants à la cérémonie de mise en place du mécanisme de stabilisation de la région du Liptako-Gourma qui contribuera à mettre fin à la spirale de l’insécurité, aux déplacements forcés, aux conflits et à l’exclusion. Il a adressé les sincères remerciements des pays membres de l’ALG, aux partenaires techniques et financiers notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la République fédérale d’Allemagne qui ont manifesté leur intérêt pour financer ce processus de stabilisation du Liptako-Gourma à hauteur de 300 millions de dollars américains, dont 40 millionsde dollars américains sont déjà mobilisés pour la première phase.

«Dans la région du Liptako-Gourma qui compte environ 14,5 millions de personnes, depuis le mois de février 2021, plus de 2 millions de personnes ont été déplacées ; en 2019, 4.000 décès, dont les civils représentent la moitié, ont été enregistrés et depuis 2016 les attaques djihadistes ont été multipliées par cinq mettant plus de 10 millions de personnes dans un besoin urgent d’aide humanitaire toute chose qui atteste que le défi sécuritaire s’agrandit dans la zone malgré les multiples investissements», a relevé le directeur de cabinet du gouverneur. Kantara Diawara a appelé les participants à un examen minutieux des points inscrits à l’ordre du jour afin de doter le programme d’instruments forts pour son bon fonctionnement.

Durant les deux jours, les participants sous la houlette des experts ont fait le rappel du contexte de la région du Liptako-Gourma, les solutions de stabilisation pour les zones émergeantes des crises/conflits, l’analyse des dynamiques sécuritaires et civilo-militaires et établi le cadre de gouvernance et le processus de ciblage géographique (communes-villages) dans la région du Liptako-Gourma.

Dramane COULIBALY
Amap-Mopti

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