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Réunis mardi dernier, les 15 membres du Conseil de sécurité ont décidé de proroger le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) jusqu’au 30 juin 2022, avec un effectif maximal qui reste fixé à 13.289 militaires et 1.920 policiers. La résolution 2584 (2021) a été adoptée à l’unanimité après les débats.

À cette occasion, le Conseil de sécurité a insisté sur le respect de la période de transition de 18 mois décidée lors de la réunion des chefs d’État de la Cedeao le 15 septembre 2020, et qui est définie dans la Charte de la Transition.

Dans ce délai, le Conseil demande au gouvernement d’organiser les élections et le référendum constitutionnel, «de manière transparente et inclusive, avec la participation pleine, égale et véritable des femmes, des jeunes, des réfugiés et des déplacés». Il rappelle que l’élection présidentielle doit se tenir le 27 février 2022 et que le président et le Premier ministre de la Transition ne devraient en aucun cas y être candidats.

En outre, le Conseil de sécurité exhorte les parties maliennes à appliquer des «mesures prioritaires» comme l’achèvement de la transition politique, du rétablissement de l’ordre constitutionnel et du transfert du pouvoir aux autorités civiles démocratiquement élues. Il leur faut aussi parvenir à un accord sur la chronologie des réformes politiques et institutionnelles envisagées par l’Accord et la réforme constitutionnelle, ainsi qu’à un accord sur l’élaboration d’une réforme inclusive du secteur de la sécurité.

Le Conseil demande aussi à nos autorités de lancer l’ensemble des 16 projets du Fonds pour le développement durable approuvés par le comité directeur. Accroître la représentation véritable des femmes dans tous les mécanismes du Comité de suivi de l’Accord est une autre « mesure prioritaire», selon le texte.

La « principale priorité stratégique» de la Minusma demeure, précise le Conseil, d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, ainsi que la transition politique. La «seconde» est de faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie globale axée sur les aspects politiques et visant à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires, à restaurer l’autorité et la présence de l’État et à rétablir les services sociaux de base dans le centre du Mali.

Enfin, le Conseil de sécurité prie le Secrétaire général de veiller à ce que la Minusma, les Forces de défense et de sécurité maliennes, la Force conjointe du G5 Sahel, les Forces françaises et les missions de l’Union européenne au Mali coordonnent leurs activités, échangent des informations et se prêtent l’appui voulu, «dans le cadre de leurs mandats respectifs et des mécanismes existants».
Synthèse



Madiba KEITA

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Madiba Keïta

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