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Le directeur général par intérim de la Millennium Challenge Corporation (MCC), Mahmoud Bah et son adjointe, Alexia Latortue, ont animé un point de presse virtuel le lundi 3 mai depuis Johannesburg, au cours duquel ils ont parlé des projets nouveaux et récemment achevés en Afrique et de la manière dont ils s’inscrivent dans les objectifs climatiques de l’administration Biden-Harris, annoncés lors du sommet des dirigeants sur le climat la semaine dernière.

Dans son intervention, Mahmoud Bah a rappelé que la MCC est une agence d’aide au développement qui travaille avec un certain nombre de pays à revenu faible ou intermédiaire pour réduire la pauvreté par le biais de la croissance économique. « Pour optimiser notre impact, nous ciblons les principaux obstacles au développement des pays et à l’offre d’opportunités à leurs populations», a-t-il expliqué, ajoutant que les principaux investissements de la MCC, ce que l’on appelle des compacts, sont des investissements menés par les pays, conçus en étroite collaboration avec nos partenaires dans les pays.

«Ces subventions sont importantes, pluriannuelles et prévisibles. Il ne s’agit pas de prêts et elles n’alourdissent pas le fardeau de la dette du pays. Nos compacts tendent à associer d’importants investissements en infrastructures dans des secteurs comme l’eau, l’énergie, l’agriculture, à des réformes institutionnelles et politiques qui garantissent leur impact significatif et durable», a souligné le conférencier.

La MCC a mis en œuvre avec succès 38 compacts dans 29 pays, dont les deux tiers en Afrique. «Nos programmes ont permis la réalisation de centains projets qui améliorent la vie d’environ 188 millions de personnes», a précisé le directeur général par intérim de la MCC. Pour le conférencier, la MCC adopte une vision à long terme. «Nous nous engageons à travailler avec nos partenaires en Afrique et dans le monde entier pour favoriser une reprise durable et inclusive qui crée des emplois et facilite la revitalisation économique.

Nous espérons que la communauté mondiale du développement saisira cette opportunité d’accroître son partenariat et sa collaboration avec les pays africains dans le souci de l’efficacité de l’aide, d’une responsabilisation accrue de la gouvernance et, surtout, afin de catalyser une croissance inclusive tirée par le secteur privé. Aujourd’hui, les efforts de développement international des États-Unis n’ont jamais été aussi harmonisés et vitaux pour nos pays partenaires et leurs citoyens », a détaillé Mahmoud Bah.

Pour sa part, Mme Alexia Latortue a signalé queles trois priorités stratégiques de la MCC sont l’inclusion et le genre, la catalyse du secteur privé, et troisièmement, le climat. «Ces trois priorités consistent toutes à contribuer à une croissance de haute qualité, et j’entends par là une croissance inclusive, riche en emplois et durable.

En ce qui concerne l’inclusion et le genre, la MCC entend promouvoir une croissance qui profite à tous les segments de la société, selon la conférencière. «Pour cela, nous examinerons nos modèles économiques et nos outils de diagnostic. Il s’agit d’améliorer les impacts distributifs des projets et de s’assurer que les approches pro-pauvres font partie intégrante de tous les programmes de la MCC.

Nous continuerons à favoriser l’autonomisation économique des femmes, en nous appuyant sur nos solides antécédents. Et compte tenu de la démographie des pays dans lesquels nous travaillons, en particulier en Afrique, nous explorerons également la question des jeunes de manière plus délibérée», a indiqué Mme Latortue

S’agissant de la reprise après les impacts économiques de la Covid-19, la directrice générale adjointe dira que la MCC, par ses subventions, peut jouer un rôle de catalyseur en facilitant la mobilisation de financements privés, et ce, de deux façons différentes. « Premièrement, nous travaillons avec les pays sur des réformes politiques et institutionnelles pour favoriser l’instauration d’un climat des affaires propice à l’attrait d’investisseurs privés.

Deuxièmement, nous nous associons également à d’autres partenaires dans le domaine du développement, notamment l’U.S. Development Finance Corporation, pour faciliter des investissements qui ne seraient autrement pas possibles », a-t-elle expliqué.

Par rapport au changement climatique, la directrice générale adjointe de la MCC a affirmé qu’il s’agit là d’une question déterminante de notre époque et que les pays les plus touchés sont également les moins en mesure de supporter ses conséquences et d’en atténuer les effets dévastateurs, alors même qu’ils en sont les moins responsables. La MCC, a-t-elle dit,reconnaît donc que le changement climatique est absolument indissociable de la pauvreté et de la croissance économique.

La MCC, a soutenu Mme Latortue, a été à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, et a investi ne serait-ce qu’au cours des cinq dernières années plus de 1,5 milliard de dollars, soit environ 38 % de notre programme de fonds dans les activités liées au climat. Notre travail sur le climat couvre l’adaptation, la résilience climatique et l’atténuation, a-t-elle conclu.

Synthèse
Madiba KEÏTA

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Madiba Keïta

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