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Jusque là, les abonnés aux différents bouquets de Malivision avaient développé une armure inaltérable sur laquelle ruisselaient tous les mauvais coups, à eux, portés par cet opérateur de rediffusion des images de télévision. Puisque la situation ne s’améliore pas, ils en ont ras-le-bol et n’apprécient guère les perturbations d’images qu’ils ont vécues dans la nuit de mercredi à jeudi pour certains et très tôt dans la matinée du jeudi pour d’autres. Tous ont été injustement sevrés des chaînes de télévision dont ils disposent dans leurs bouquets alors que les abonnements restent en cours de validité.

Les abonnés qui ont accouru dans les locaux de Malivision, s’entendaient répéter à l’accueil : « ceux qui ne perçoivent pas les images alors que leurs abonnements ne sont pas arrivés à échéance peuvent voir le service après-vente ». Lorsqu’ils se dirigent vers cette unité, le seul technicien en service était incapable de fournir la moindre explication plausible. Cet agent de Malivision se contentait simplement de dire à la cohorte d’abonnés que c’était un problème technique. « Moi-même je l’ai su à travers les nombreux appels des clients pour se plaindre de la situation. Mais nous pensons pouvoir régler le problème d’ici quelques heures », répétait-il.

Les abonnés, mécontents de vivre un tel désagrément, exigeaient des précisions sur le retour à la normale. Mais peine perdue. La société Malivision a pourtant l’obligation de fournir des explications aux abonnés qui continuent de lui faire confiance. Les multiples désagréments doivent amener le distributeur d’images à s’expliquer pour au moins rassurer les abonnés qui ne cachent plus leur envie d’aller voir chez les concurrents. C’est le cas de Daouda Koné qui réside à Kalabancoura. Cet abonné explique à qui veut l’entendre en avoir marre. Il révèle avoir été surpris par cette coupure d’images, avant-hier, vers minuit. Il était en train de regarder un film lorsque subitement sur son petit écran s’est affiché le message «aucun accès».

Cet autre abonné au bouquet VIP que nous désignons sous les initiales D.B est domicilié à Badalabougou. Lui aussi explique avoir été surpris de ne pas pouvoir accéder à des chaines de télévision alors que son abonnement court jusqu’au 8 février prochain. Il explique avoir essayé en vain de joindre au téléphone le service après-vente de Malivision, avant de se résoudre à faire le déplacement le lendemain.
Oumar Diagouraga, un jeune juriste, peste aussi contre la situation. Très remonté, il évoque une possible plainte en justice contre l’opérateur.
Pour fidéliser ses abonnés, Malivision doit s’inspirer de ces paroles de Jonathan Linster, fondateur de Linkedln (un réseau social) : « Nous considérons nos clients comme des invités à une fête où nous sommes les hôtes ».



Brehima DOUMBIA

autho

Bréhima Doumbia

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