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L’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°1 des Forces armées maliennes (FAMa) et une compagnie du Groupement tactique désert (GTD) « Bruno », de la force Barkhane, ont mis hors de combat plusieurs éléments ennemis et saisi, lors d’une opération conjointe dans la zone nord de Gossi, de l’armement indique un document de Barkane parvenu dimanche à l’AMAP.


Cette opération « coup de poing », du 6 au 12 novembre dernier, qui avait pour but d’éviter toute velléité d’attaque contre les populations, a permis de saisir, aussi, de nombreuses ressources et neutralisé des plots logistiques, ajoute la même source.


Il s’agissait, également, de réaffirmer « la présence de Barkhane, aux côtés des partenaires maliens ». « Les deux forces ont ratissé la zone et effectué des contrôles afin de prendre l’avantage du terrain sur les terroristes », indique le texte de Barkhane.

Durant une semaine, environ deux cents soldats français et maliens se sont engagés depuis la base opérationnelle avancée de Gossi. « Ils ont enchaîné des missions de reconnaissance, de ratissage et de contrôle, que ce soit en véhicule ou à pied. »


L’utilisation des pick-up et des motos de l’ULRI a offert aux forces de Barkhane une très grande mobilité et « la possibilité de traquer sans relâche et rapidement les ennemis rencontrés dont plusieurs ont été mis hors de combat », signale la force française.


Cette option de déplacement « a offert au GTD une grande mobilité et une forte autonomie, lui permettant ainsi que d’agir avec rapidité dans la profondeur, un élément clé pour la réussite de ce type d’opération », estime Barkhane.


Il a qualifié d’ « essentielle pour la réussite de la mission » la bonne connaissance du terrain par les soldats maliens. « Il faut prendre le contact. L’ennemi est mobile et opportuniste. Il va chercher par tous les moyens à fuir ou à se dissimuler dans la population. Pour saisir l’initiative, nous devrons créer la confusion et être plus rapide que lui ! », a dit le lieutenant-colonel Colomban, chef opérations du GTD « Bruno », expliquant les enjeux d’une telle opération, lors d’une répétition générale.


Toutes les missions, effectuées de jour comme de nuit, ont été appuyées par les hélicoptères de manœuvre, de reconnaissance et d’attaque. « Les atouts de la Gazelle sont la fulgurance et l’agilité, ce qui convient parfaitement dans le cadre de cette opération », a dit, pour sa part, le capitaine Louis, chef de patrouille sur Gazelle. « Autre avantage de la Gazelle, elle peut se poser facilement dans les endroits les plus difficiles d’accès », a-t-il ajouté.

D’autres moyens de la 3e dimension étaient, également, engagés sur cette opération comme les drones, permettant de renseigner le GTD sur le terrain.


Selon Barkhane, les actions de combat conduites, pendant plusieurs jours, par l’armée malienne et le GTD « Bruno », ont entravé les activités des Groupes armés terroristes (GAT). Malgré un bilan très positif, les ULRI et Barkhane prévoient, déjà, un prochain déploiement sur la zone afin de détruire les dernières caches d’armes et plots logistiques et, surtout, de chasser les combattants restés sur place.


Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération

Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la Bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 5.100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les GAT et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.


A. TOURE (AMAP-Gao)

autho

Abdourhamane Touré

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