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En marge de la cérémonie d’investiture du président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, le président de la Transition, Bah N’Daw a rencontré la communauté malienne vivant dans ce pays pour clarifier les missions de la Transition et partager avec elle certaines préoccupations auxquelles le gouvernement s’attèle à trouver des solutions.



Ces compatriotes représentent un contingent important de la diaspora malienne. Ils seraient les 65%, selon l’ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, Ousmane Ag Rhissa. Les échanges de la communauté malienne avec le chef de l’Etat étaient de toute évidence attendus pour nos compatriotes de s’informer de la situation sociopolitique du pays.



Le président de la Transition a, d’entrée en matière, invité nos compatriotes au respect des gestes barrières pour se protéger contre la Covid-19 qui continue de faire des ravages et de mettre à rude épreuve les systèmes de santé les plus performants.



SANS LANGUE DE BOIS. Il a invité ses compatriotes à pousser dans la bonne direction pour l’atteinte des objectifs de la Transition, la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, la lutte contre le terrorisme, la corruption et l’impunité mais aussi l’organisation d’une élection libre et transparente à l’issue de laquelle, il doit passer le pouvoir à président démocratiquement élu, conformément à la feuille de route de la Transition.



Connu pour ne pas faire dans la langue de bois, Bah N’Daw a expliqué à la communauté malienne ne pas vouloir perdre du temps dans le superficiel. «Le diable est dans le détail», a-t-il relevé invitant ses compatriotes à surpasser les considérations politiciennes et à œuvrer à la réussite de la Transition.



Pour lui, il a été investi d’une mission fondamentale et entend la réussir avec l’accompagnement des communautés maliennes de l’extérieur. Il également expliqué qu’il ne démissionnera pas de sa fonction et assumera jusqu’au bout, avant d’exhorter nos compatriotes à respecter les lois du pays d’accueil.
Il s’est également prononcé sur les mouvements de grève dans l’administration publique. Le pays est en train de sortir d’une crise et certains se permettent d’enclencher des mouvements de débrayage.



LÉGITIME PRÉOCCUPATION. Aux interrogations légitimes qui taraudaient les esprits de nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire, le président a instruit le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene d’apporter quelques éléments de réponse sur les efforts d’anticipation du gouvernement pour palier aux difficultés d’obtention de la carte d’identité biométrique ou Nina.



Le ministre en charge des Maliens de l’Extérieur a clairement expliqué qu’une loi d’août 2006 a institué la carte Nina. Il ressort des explications du ministre que la carte d’identité consulaire n’est plus acceptée dans l’espace Cedeao. Il a invité nos compatriotes à l’unité, à la cohésion et à taire les divergences qui transparaissent dans la création des nombreuses associations faitières. « Désormais, on va créer la Confédération des associations des Maliens de l’Extérieur » a-t-il indiqué.



Nos compatriotes ont apprécié cette opportunité d’échanges qu’ils ont eue avec le chef de l’Etat. Ils ont exprimé ce sentiment par la voix de leur porte-parole, le président du Conseil de base des Maliens de la Côte d’Ivoire, Hamet Diawara. Celui-ci a rappelé les bons rapports que nos compatriotes entretiennent avec leurs hôtes du pays d’accueil.



Bréhima Doumbia
Envoyé Spécial à Abidjan

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Bréhima Doumbia

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