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«Femmes et filières porteuses soutenues par la diaspora». C’était le thème retenu par notre pays pour commémorer, samedi dernier, la Journée panafricaine des femmes, célébrée chaque 31 juillet à travers l’Afrique.

La cérémonie s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Wadidié Founè Coulibaly, en présence de son collègue en charge du département des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène et de la vice-présidente de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF) pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Diallo Kama Sakiliba. La Journée a été organisée par l’OPF, en collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et avait comme thème : «Inclusion financière des femmes: défis et opportunités». À travers ce thème, il s’agit de contribuer à la vulgarisation et à la mise en œuvre de Ia Décennie de l’inclusion financière et économique des femmes, 2020-2030, à travers la promotion des filières porteuses soutenues par la diaspora.

Dans son intervention, la vice-présidente de l’OPF pour l’Afrique de l’Ouest a indiqué que la Journée panafricaine des femmes est le symbole de la longue lutte des femmes d’Afrique pour accompagner les chefs d’État pour l’émancipation des femmes et dans la quête des indépendances de nos pays.

La naissance de l’OPF, a-t-elle expliqué, dénote de la volonté manifeste des femmes d’Afrique à dépasser les barrières géographiques, linguistiques et culturelles pour se donner la main en vue d’agir ensemble notamment pour accélérer le mouvement d’émancipation des femmes.

En termes d’acquis de l’OPF, Mme Diallo Kama Sakiliba a cité notamment l’obtention du statut d’organe spécialisé en 2007 octroyé par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, la création des centres socio-éducatives, les jardins d’enfant, les centres de lutte contre les violences faites aux femmes et les centres d’information sur les droits des femmes et de la fille, ainsi que les centres d’éducation et d’alphabétisation. Par ailleurs, elle a invité les gouvernements du continent à appliquer les lois nationales et les textes ratifiés par les pays concernant les droits des femmes. En outre, la responsable de l’OPF a rendu hommage aux membres fondateurs et aux pionniers de cette organisation panafricaine qui ont consacré leur vie à lutter pour la paix, la liberté, l’égalité et le développement en Afrique.

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a indiqué que les thèmes de la Journée visent à amplifier l’information, la sensibilisation et le plaidoyer autour de la Décennie de l’inclusion financière et économique des femmes, 2020-2030 et de la promotion des filières porteuses soutenues par la diaspora. Concernant le thème national, elle a précisé qu’il met particulièrement l’accent sur la contribution des femmes de la diaspora dans l’économie malienne à travers les filières porteuses.

Au nombre de ces filières, Wadidié Founè Coulibaly a cité celles de la mangue, de Ia gomme arabique, du karité, du sésame, du soja, de l’anacarde, des légumes, des cuirs, des peaux. Sans oublier les ressources minières, notamment l’or. Parlant de la promotion de ces filières porteuses, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille dira qu’elle se fonde nécessairement sur l’intégration des dimensions foncière, productive, économique, commerciale, institutionnelle et politique.

Elle soulignera que le rôle de ces filières dans notre économie est majeur aujourd’hui notamment en matière de recettes d’exportation, de transformation, de création d’emplois et de valeur ajoutée. Quant à la contribution de la diaspora, le ministre Coulibaly a précisé que leur transfert de fonds s’est élevé à plus d’un milliard de dollars américains (environ 551 milliards de Fcfa) en 2017, soit plus de 7% du Produit intérieur brut (PIB). Dans un témoignage, Dialia Kéita, une migrante de retour à Sikasso évoluant dans l’agroalimentaire, a salué l’accompagnement du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine ainsi que le Haut conseil des Maliens établis à l’extérieur.

Elle s’est dite satisfaite de ses activités. L’entrepreneure Kéita a exhorté le gouvernement à s’investir davantage dans les filières porteuses pour booster notre économie. Celle qui exploite une superficie de 2700 hectares de soja s’est dite prête à former les femmes maliennes dans le secteur de l’agroalimentaire.

La cérémonie a également été marquée par la remise d’un tableau au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, les défilés des communautés africaines vivant dans notre pays et les prestations d’artistes.

Mohamed D. DIAWARA

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Mohamed D. Diawara

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