single

La formation vise à renforcer les capacités des acteurs

Le ministère de la Justice et des droits de l’Homme, à travers le Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées, en partenariat avec Enda/Mali, a organisé du 22 au 24 décembre 2020 au Carrefour des jeunes, un atelier de formation des associations des maîtres d’écoles coraniques du District de Bamako et sur la loi de 2012.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du département en charge de la Justice, Boubacar Touré. Il avait à ses cotés le directeur exécutif de Enda Mali, Baba Diarra et le président de la Fédération nationale des associations de maîtres d’écoles coraniques (FENAMEC-Mali), Baber Nientao.
La formation est entièrement financée par le budget national à travers le plan d’actions de lutte contre la traite des personnes pour cinq ans, avec une dotation budgétaire initiale de 200 millions de Fcfa.
La rencontre vise globalement à renforcer les capacités des maîtres coraniques du District de Bamako sur la traite des personnes et pratiques assimilées, notamment en ce qui concerne le cas des enfants talibés et la loi de 2012 adoptée par le Mali.

Il s’agissait de comprendre les principaux éléments caractéristiques de la traitre, maîtriser les différences et les similarités entre elle est le trafic des enfants, saisir les causes et les conséquences de la traite sur les couches vulnérables...
Le représentant du ministère de la Justice a rappelé que cette formation procède d’une manifestation de la volonté du gouvernement de mettre en œuvre le plan d’actions de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées dans notre pays. Selon Boubacar Touré, pour mener à bien ces activités, une enveloppe de 200 millions de Fcfa a été mise à la disposition du Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées par le gouvernement. «Conformément au plan d’actions, plusieurs activités ont été réalisées par les différents acteurs de la société civile pour endiguer le fléau. Il s’agit, entre autres, des sessions de renforcement de capacités des différents acteurs de la société civile et des services techniques de l’État, la sensibilisation des populations à travers des émissions radios et télévisuelles, des sketches et des spots sur la thématique», a expliqué le représentant du ministre.

Avant d’exhorter les participants à une meilleure écoute et une disponibilité durant les trois jours de formation, pour une appropriation totale des différents textes législatifs maliens en la matière, y compris le cadre juridique international et local existant. Le directeur exécutif d’Enda-Mali a indiqué que les exploitations subies par les victimes sont prioritairement d’ordre économique (mendicité, agriculture, domesticité, petit commerce, exploitation sexuelle…).
Face à ce drame, selon Baba Diarra, d’énormes efforts ont été déployés par le gouvernement de notre pays et de la sous-région, notamment la signature d’accords de coopération entre le Mali et la plupart des pays voisins en matière de lutte contre la traite des enfants. S’y ajoute l’adoption par décret N°-01-534-P-RM du 1er novembre 2001, du titre de voyage tenant lieu d’autorisation de sortie pour les enfants âgés de 0 à 18 ans.
Pour sa part, le président de la FENAMEC-MALI s’est réjoui de cette initiative. En remerciant le gouvernement, Baber Nientao a invité ses collègues à être assidus pendant la formation.

Aboubacar TRAORÉ

autho

Aboubacar Traoré

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

LES PLUS RECENTS

VOIR TOUT

LES PLUS LUS

VOIR TOUT

TWITTER