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Un usager reçoit un masque de l’équipe de sensibilisation

Tout le monde s’accorde sur l’urgence de briser la chaîne de transmission du coronavirus. Le gouvernement qui en est bien convaincu aussi a élaboré un plan de riposte, axé sur le respect des mesures barrières pour traduire en réalité l’initiative : «Un Malien, un masque». C’est dans cette vision globale que le département de la Santé et du Développement social, à travers le Centre national d’information, d’éducation et de communication pour la santé (CNIECS), a initié une opération de distribution de masques lavables, dénommée «Katakatani» avec le soutien financier du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et de la Primature qui a mis à sa disposition plus de 250.000 masques.
Au niveau de la mairie de la Commune III, une équipe de distribution des masques composée de 6 volontaires, à bord d’un tricycle ou «katakatani», d’où le nom opération, sensibilise et distribue des masques lavables aux populations. Sur les lieux, un couple de futurs mariés débarque d’un véhicule avec deux autres personnes. Ils attirent tout de suite l’attention parce qu’aucun d’eux ne porte un masque. Un volontaire les aborde pour leur distribuer des masques. Le même geste est répété à l’endroit de nombreuses autres personnes. «Tenez un masque et portez-le pour éviter la propagation de la maladie», s’adressait ainsi l’un des jeunes volontaires à des passants sans masque.
à quelques encablures des lieux, notamment au niveau du Badialan I, l’équipe de volontaires se retrouve dans un chantier de construction. Ni les maçons, ni les ouvriers ne portent des masques. Ils sont sensibilisés sur l’utilité des autres gestes barrières et sur le port du masque, avant d’en recevoir.

Quelque temps après, le sexagénaire Bakary Fomba passe avec un masque chirurgical bien chiffonné. Il est abordé par un volontaire pour lui proposer un masque lavable au bout d’un bref échange avec lui sur la nécessité d’observer l’hygiène dans le port du masque. Le vieillard repart visiblement tout heureux.
Au niveau d’un rond point du quartier, l’équipe de volontaires tombe sur des usagers qui n’étaient visiblement pas intéressés par une quelconque opération de distribution de masques. Ils le signifiaient par leur comportement désinvolte. Ces usagers refusaient d’écouter les messages, voire de prendre les masques.
L’équipe a sillonné d’autres lieux de regroupements de masse, notamment les marchés et les grins des jeunes. À chaque étape de la distribution, «nous faisons la sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter comme le port du masque en cette période de recrudescence de la pandémie», indique Madani Traoré, un des volontaires. L’équipe de volontaires appliquait du gel hydroalcoolique sur les mains des enfants. Ceux-ci n’étaient prioritairement concernés dans cette campagne de distribution de masques.

Le coordinateur des équipes de la Commune, Hamadoun Dicko, a expliqué que l’opération vise à sensibiliser sur le péril lié à la propagation de la maladie mais aussi la nécessité de respecter les gestes barrières, notamment le port du masque. à le croire, chaque équipe distribue 300 masques par jour. Si l’on croit les spécialistes sur parole, le masque reste un des meilleurs moyens de lutter efficacement contre la Covid-19.
Durant un mois, 36 volontaires à bord de tricycles sillonneront les rues, les grandes artères et les lieux publics (marchés, garages, arrêts de véhicules de transport en commun) pour distribuer des masques mais aussi sensibiliser les populations sur l’importance du respect des mesures barrières.


Tamba CAMARA

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Tamba Camara

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