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L’Association initiative contre la faim des enfants (IFE-Mali) qui n’entend pas rester en marge de la croisade contre la Covid-19 a initié sur financement de l’ambassade de la Grande-Bretagne un programme dans ce sens intitulé : «Projet de lutte contre la propagation de la Covid-19 dans les communautés vulnérables au Mali». L’initiative a été solennellement lancée, lundi dernier, au siège de l’Association au cours d’une conférence de presse.

La conférence était animée par le président de l’Association, Adama Kouyaté, en présence d’une représentante de l’ambassade de la Grande-Bretagne dans notre pays, Jenna Saidi et de la coordinatrice du Programme d’éducation (Sini), Badiallo Boré. Le président de l’Association a fait la genèse du projet qui est financé à hauteur de plus de 14 millions de Fcfa par l’ambassade de la Grande-Bretagne. Et de rappeler que son organisation, à but non lucratif avec comme mission d’améliorer la qualité de vie des femmes et des enfants, a pour objet de lutter pour la protection de leurs droits fondamentaux, a été portée sur les fonts baptismaux en 2012. L’Association intervient aussi dans l’amélioration de la santé, de l’éducation, de la bonne alimentation, de la sécurité, mais œuvre aussi pour l’épanouissement économique, physique et mental des cibles susmentionnées.

Le projet est focalisé sur les femmes et les enfants, issus des communautés défavorisées. À cet effet, le conférencier a expliqué que de nos jours, il officie dans le Cercle de Kangaba, Commune de Karan à travers son projet d’éducation dénommé «Sini» et celui d’autonomisation des femmes «Musso».

Pour lui, «Sini» ou demain est un projet phare, dont le but est de réinscrire à l’école les enfants défavorisés ayant été forcés d’abandonner les bancs pour travailler dans les mines d’or artisanales où leurs droits fondamentaux ne sont pas du tout respectés. Le conférencier a également ajouté que le projet Sini a pu identifier plus de 150 élèves, travaillant dans différentes mines d’or du village de Karan et compte aujourd’hui 50 bénéficiaires, dont 31 filles et 19 garçons. Adama Kouyaté a aussi souligné que «Musso», l’autre projet phare, vise à promouvoir l’épanouissement économique et social des femmes rurales.

Et de rappeler que le projet qui vient d’être lancé est destiné à lutter contre la propagation de la maladie à coronavirus. Pour lui, l’initiative s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des populations vulnérables qui, selon lui, sont dans le déni de la maladie. Cette couche vulnérable a besoin d’être sensibilisée, informée sur la maladie afin de briser la chaîne de contamination. Pour lui, le projet couvre plusieurs localités, notamment les six communes de Bamako mais aussi des régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso et Mopti.

Adama Kouyaté a relevé que des séances de causeries éducatives sur la Covid-19 seront organisées dans les 22 communautés ciblées par le programme pour toucher les groupements de femmes, les chefs de ménages, les groupes de jeunes amis se réunissant régulièrement autour du thé pour discuter de l’actualité, du quotidien et des projets individuels de leurs membres. Les vendeurs ambulants et autres ouvriers sont aussi visés. Enfin, il a fait révélé que des téléphones portables et des crédits téléphoniques seront donnés à la direction régionale de la santé de Koulikoro pour informer sur les cas de contamination. Ce choix justifie par le fait que cette Région est l’une des plus touchées.
Jenna Saidi a expliqué les motivations de son pays à financer un tel programme important. Elle espère sur un résultant satisfaisant à la fin du projet qui s’étend sur 3 mois.

Amsatou Oumou TRAORÉ

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Amsatou Oumou Traoré

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