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Le président Bah N’Daw avec des membres de la Maison de la presse

Le Président de la Transition, Bah N’Daw a également reçu, hier, les membres du nouveau bureau de la Maison de la presse conduits par le président Bandiougou Danté. Les échanges avec le chef de l’État ont essentiellement porté sur les préoccupations de la presse. Le cadre législatif, l’aide à la presse, la rénovation de la Maison de la presse, le Festival ondes de liberté.

Interrogé à sa sortie d’audience, Bandiougou Danté a déploré les dérapages et violations graves des libertés, de l’éthique et de la déontologie, consécutives aux crises sécuritaire, politique, sociale et sanitaire. Selon lui, les professionnels des médias jugent certaines dispositions contraires à l’esprit démocratique. «Le cadre législatif et réglementaire en vigueur, s’est révélé à bien des égards incomplet, contradictoire. Cependant, il s’avère inapte à répondre aux changements et bouleversements qu’a connus le pays et aux mutations technologiques en cours. La révision du cadre juridique traduit la volonté de doter le pays d’un environnement juridique propice au développement harmonieux des médias et à la consolidation de la démocratie», a-t-il interpellé.

S’exprimant sur l’aide à la presse, le président de la Maison de la presse dira que l’aide directe à la presse a été inscrite, pour la 1ère fois, au budget national lors de la session budgétaire de l’Assemblée nationale en 1996. Son montant initial est de 200 millions de Fcfa. «Il s’agit là d’un montant fixé unilatéralement par le gouvernement. Inscrite chaque année au budget national, elle a connu, à partir de 2012, une baisse drastique et n’est plus allouée régulièrement. Celles de 2019 et 2020 sont toujours attendues. Des mesures d’aides indirectement n’ont jamais été accordées aux médias pendant que des allégements de charges sont les plus attendus au sein des organes médiatiques», a-t-il ajouté.

En outre, le patron de la Maison de la presse a noté que la relance du Festival ondes de liberté s’impose aujourd’hui. «L’idée du festival est née à l’occasion du colloque sur le «pluralisme radiophonique en Afrique de l’Ouest en septembre 1993. L’ancien président Konaré a émis le souhait de voir instituer une fête des radiodiffusions africaines, qui prendrait le nom de Festival Ondes de Liberté. Depuis, ce grand rendez-vous connaît un coup d’arrêt», a-t-il rappelé.

Pour que les médias soient à même d’assurer leur rôle d’acteur du changement, d’incubateur et d’expression dans le processus de transition démocratique, Bandiougou Danté a invité les autorités à prendre des mesures idoines, comme l’indexation de l’aide aux recettes du budget national, à l’instar de l’aide faite aux partis politiques, la mise en place d’une fiscalité spéciale pour les médias conformément à l’Accord de Florance ratifié par le Mali, la restauration des locaux de la Maison de la presse, la relance du Festival des ondes de liberté. Selon Bandiougou Danté, le chef de l’État a assuré que le ministre de la Communication et de l’Économie numérique a pris note des préoccupations exprimées, assurant que toutes les mesures seront prises pour accompagner la presse.


Aminata Dindi SISSOKO

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Aminata Dindi Sissoko

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