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Lendemain d’Aïd el-fitr. On est loin de la «véritable jungle» où chaque usager de la voie publique tente de s’extraire du piège infernal de l’embouteillage. Les fous du volant pouvaient rouler à tombeau ouvert tant les véhicules dans la circulation étaient moins nombreux que d’habitude.

Au niveau des services publics, l’affluence était également faible. Il suffisait pour un visiteur d’y faire le tour de l’administration pour s’en rendre compte. De nombreux travailleurs manquaient à l’appel. Pourtant, aucun communiqué officiel n’avait déclaré, la journée d’hier, chômée.

Il est environ 9 heures à l’entrée principale de la Cité administrative qui abrite différents départements ministériels, deux militaires veillent au respect des mesures barrières, notamment le port du masque. Une fois dans la cour, certains militaires procèdent à un contrôle de sécurité et une équipe médicale se charge de la prise de température des usagers et travailleurs de l’administration.

Astan Founè Traoré, agent de santé, se tournait un peu les pouces sous un hangar, faute d’usagers. Elle avait moins de travail à faire et profitait du grand calme. «Par la grâce d’Allah, on se repose», explique-t-elle.

Au ministère de la Santé et du Développement social, c’était une présentation de vœux à la ministre par ses collaborateurs. La ministre en charge de la Santé a une pensée pieuse pour ses collaborateurs qui ont été rappelés à Dieu cette année et avant. Elle a aussi exhorté le personnel à faire montre de dévouement, avant de promettre son implication personnelle dans la quête de meilleures conditions de vie pour les travailleurs.

Au niveau du bâtiment du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le vigile, Tièba Mounkoro, nous confirme aussi la faible affluence. Notre consœur Ramata Tembély, chargée de communication au niveau de ce département explique être arrivée au bureau vers 7 heures 30, soit une demi-heure plus tard que sa patronne (la ministre). «Nous avons sacrifié à la traditionnelle présentation de vœux», précise-t-elle. Notre équipe de reportage a fait le tour des bureaux avec la chargée de communication pour s’assurer que les travailleurs sont présents à leurs postes respectifs. Selon Fatoumata Sininta, chargée de mission dans le même département, ses collègues ont été ponctuels.

À l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), le cireur Camara déplore la situation qui, selon lui, va forcément se déteindre sur sa recette journalière parce qu’il estime que ses clients sont, en grande partie, des travailleurs de l’établissement qui sont aux abonnés absents. Dans l’enceinte de l’établissement de prévoyance sociale, les agents du parking pour les motos regrettent aussi une affluence moindre.

Un agent d’une société de gardiennage nous conduit chez le responsable du Parc automobiles de l’INPS, Demba Sidibé. À en croire celui-ci, au moins 50% des travailleurs étaient bien présents. Il tente de justifier les absences par le fait que beaucoup de nos compatriotes pensaient que le lendemain de fête allait être chômée.

Au niveau du rez-de-chaussée d’un bâtiment de l’établissement, des sièges réservés aux usagers étaient inoccupés. Seule un usager, Mme Coulibaly Bady, attendait de régler un problème administratif.
La directrice des ressources humaines de l’INPS, Mme Coulibaly Tassiré, que nous avons rencontrée dans son bureau confirme aussi l’effectivité de la reprise par de nombreux travailleurs. Pour elle, les quelques absences se justifient par des permissions d’absence voire des congés annuels.

Mohamed D. DIAWARA

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Mohamed D. Diawara

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