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Comme quasiment tous les lendemains de fête, les activités tournent souvent au ralenti. Les services formels ou informels ne fonctionnent pas à plein régime. Partout, c’est le même constat. Les bureaux sont presque vides. Dans les rares endroits où, le personnel est sur place, l’affluence est timide.

La plupart des boutiques sont fermées, les étals couverts, les chaises et les grands tabourets rangés. Hier matin, la circulation était tellement fluide au point de s’interroger si la capitale ne s’était pas vidée de ses habitants. Les usagers circulaient aisément.

Les banques étaient ouvertes mais les clients ne se bousculent pas aux portillons. à la Banque de développement du Mali (BDM) l’affluence n’était pas du tout au rendez-vous. On pouvait compter les clients sur les doigts d’une main. Un vigile en faction affirme avoir vu moins de monde. Les rares clients qui venaient pour le retrait étaient très vite servis au niveau des caisses.

Dans un restaurant à Médina-coura, le guichetier avait une tâche supplémentaire. En plus d’encaisser l’argent, il assurait aussi le service aux clients et expliquait à certains être contraint de pallier l’absence de serveuses du jour. Au Grand marché, les étals qui obstruaient les voies et les allées avaient disparu.

Au niveau d’un service du Trésor au cœur du marché, les vendeuses brillaient par leur absence alors qu’en temps normal, elles occupent les alentours de ce service d’assiette. à quelques encablures, officient des revendeurs de torches, radios et autres articles. Tous étaient absents et les étals couverts.

Dans les mêmes parages, les boutiques étaient fermées. Seul Ibrahima Tangara était assis devant une petite boutique. Il confie être venu pour ne pas s’ennuyer à la maison mais compte ne pas y rester longtemps. Il confirmera aussi que certains étaient aussitôt repartis, après avoir constaté l’ambiance morose.

Diakité Awa Keïta et Diarra Kadia expliquent être venues au marché pour tenter d’écouler leurs stocks. La première vend du gombo et la deuxième des tomates. Elles ont toutes affirmé que ce sont des légumes périssables et qu’il faut rapidement les écouler sur le marché.

Dans une ruelle où exercent mécaniciens, cordonniers, restaurateurs, boutiquiers et cambistes, le constat est pareil.Il y avait moins de monde.

Au Centre de lutte contre le diabète, Dr Ibrahim Nientao, explique avoir accueilli trois fois moins de patients que d’habitude. Il indique avoir eu à gérer certaines urgences. Au passage de notre équipe de reportage, il n’avait consulté que 20 malades. Il est utile de préciser qu’il consulte avec deux autres collègues.

Fatoumata NAPHO

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Fatoumata Napho

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