single

1.338 échantillons ont été analysés en 2020 contre 1.957 en 2019

Le Laboratoire national de la santé (LNS) a tenu, vendredi dernier, la 31è session de son conseil d’administration dans ses locaux. Les travaux étaient présidés par le conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, Dr Sékou Oumar Dembélé, en présence du directeur général de l’établissement, Pr Benoît Yaranga Koumaré.

Les administrateurs ont échangé sur le rapport d’activités et l’état d’exécution du budget 2020 et les ambitions affichées pour l’exercice 2021.

Le LNS a pu mobiliser plus de 89% des ressources, soit plus de 855 millions de Fcfa au 31 décembre dernier. Quant aux dépenses, elles ont connu un taux d’exécution en termes de liquidation exacte de 95% par rapport aux crédits notifiés. Le budget, revu à la hausse de 3,7%, est arrêté en recettes et en dépenses à un peu plus de 999 millions de Fcfa contre un peu plus de 962 l’année dernière.Le directeur général du LNS a indiqué qu’au cours de l’année, son service a activement participé à la lutte contre la pandémie du coronavirus avec le contrôle d’échantillons des médicaments du schéma thérapeutique national Covid-19 et constater 55% de non conformité pour la chloroquine. Il a aussi effectué le contrôle d’échantillons de solutions et de gels hydroalcooliques, de désinfectants chlorés (eau de Javel, solutions et comprimés d’hypochlorite de calcium -à ce niveau aussi, l’établissement a décelé 80% de non-conformité-) et des procédures d’homologation et contrôle des masques barrières (63% de non-conformité).

Le LNS a acquis un Alvéographe de Chopin pour renforcer le contrôle des matières premières des farines alimentaires et dérivées et réalisé un audit à blanc du Laboratoire de contrôle de qualité des médicaments. Il a intégré le système ouest africain d’accréditation (SOAC) pour son évaluation d’accréditation initiale au contrôle des médicaments dans le périmètre avec les 7 techniques analytiques (HPLC, Spectro. UV-Vis, Spectro-IR, Electrochimie/Karl Fisher, pH-métrie, dissolution, Perte à la dessiccation). L’USAID a aidé à la mise en place d’un nouveau programme de promotion de la qualité des médicaments (PQM+) pour la période 2020-2024. Pour la surveillance classique de la qualité des produits, le patron du LNS a souligné que 1.338 échantillons ont été analysés en 2020 contre 1.957 en 2019 avec un taux de non-conformité de 2% pour les médicaments, 42% pour les aliments et boissons et 32 pour les eaux. Il justifie cette non-conformité des médicaments par le sous-dosage ou substitution du principe actif, du volume ou poids moyen requis.

Pour les denrées alimentaires, la mauvaise qualité microbiologique mais aussi les procédés de transformation ou de conservation inadéquats sont en cause. Les raisons de non conformité pour les eaux sont la mauvaise qualité microbiologique et présence de substance indésirables. Et le directeur de confier que l’année 2020 a été difficile pour son service, d’une part à cause de la crise politique et institutionnelle qui a entraîné des difficultés dans les traitements des dossiers et d’autre part les dispositions inattendues prises dans le cadre de la gestion de la Covid-19 qui ont affecté l’exécution normale du programme d’activités.

Cette année, le LNS ambitionne d’obtenir son accréditation 17025 au contrôle des médicaments. D’après le directeur ceci sera possible dans deux mois si le laboratoire obtient l’accompagnement nécessaire des administrateurs et de la tutelle pour deux activités préalables, dont la mise en œuvre est confrontée à leur validation par les structures du contrôle financier. Il s’agit de la qualification finale des équipements du périmètre d’accréditation par la Société HTDS, basée à Tunis pour environ 32 millions de Fcfa et la prise en charge de l’audit d’accréditation par le SOAC pour environ 9 millions de Fcfa.

Le conseiller technique a salué les réalisations de l’établissement malgré les contingences liées à la Covid-19 et la crise politique et institutionnelle. Et Sékou Oumar Dembélé de déclarer que ces grandes réalisations sont d’une importance capitale pour son département. Pour lui, les difficultés sont réelles, mais elles ne sont pas dissociables de la crise et de la pandémie que nous vivons actuellement. Cependant, il a invité les administrateurs à un examen objectif des ambitions du Laboratoire surtout concernant l’opportunité de l’accréditation initiale de contrôle des médicaments.

Fatoumata NAPHO

autho

Fatoumata Napho

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

LES PLUS RECENTS

VOIR TOUT

LES PLUS LUS

VOIR TOUT

TWITTER