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À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré hier la Journée mondiale de l’eau sous le thème : «La place de l’eau dans nos sociétés et comment la protéger». La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. C’était en présence de l’ambassadeur du Royaume de Belgique, chef de file des PTF du secteur de l’eau et de l’assainissement, Jurgen Van Meirvenne, du représentant du Bureau de l’Unesco au Mali, Pr Mama Pléa, des ambassadeurs de l’UE et du Royaume des Pays-Bas.

La Journée mondiale de l’eau vise de façon générale à attirer l’attention des décideurs, acteurs et autres usagers sur l’importance du précieux liquide dans nos sociétés et les activités contribuant à assurer sa protection.

Dans son intervention, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a rappelé que cette Journée est un évènement annuel, qui met l’accent sur l’importance de l’accès universel à des installations d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène au Mali et dans les pays en développement. Elle est également consacrée à la promotion de la gestion durable des ressources en eau. «C’est une Journée d’observation qui vise à inspirer, en apprendre davantage sur les questions liées à l’eau», a-t-il relevé.

L’approvisionnement en eau potable pour tous n’est pas assuré

Lamine Seydou Traoré a souligné que l’approvisionnement en eau potable à travers le monde n’est pas encore assuré partout. Selon lui, il est plus difficile de fournir à tous de l’eau dont «nous avons besoin pour survivre et prospérer, si les écosystèmes ne sont pas protégés et restaurés». En la matière, l’Objectif du développement durable n°6 : «Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau» cible l’horizon 2030.

Il demande d’accorder une attention particulière aux besoins des femmes, filles et personnes en situation vulnérable. Le Mali est, selon le ministre Traoré, sur la bonne voie pour atteindre cet objectif comme en témoigne l’augmentation de la part de l’eau dans le budget. Aussi, la nouvelle décennie internationale d’action proclamée par les Nations unies sur le thème : «L’eau pour le développement durable» a pour ambition d’encourager le développement durable, la gestion intégrée, la coopération et une meilleure gouvernance des ressources en eau à des fins sociales, économiques et environnementales, a-t-il rappelé.

Pour un développement durable, a-t-il indiqué, il faut nécessairement une protection préventive et un partage équitable de la ressource en eau, une régulation quantitative et qualitative de l’utilisation des ressources en eau disponibles, une gouvernance sociétale gérant l’eau comme un patrimoine commun local, mais aussi mondial dont la valeur doit être reconnue de tous.
«Aussi, le recours aux grands travaux et au progrès technique sera indispensable pour améliorer l’accès à l’eau potable pour le plus grand nombre. Sa gestion doit être organisée dans une perspective à long terme», a souligné le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’eau.

Le chef de file des PTF du secteur de l’eau et de l’assainissement a indiqué que la responsabilité nous incombe à toutes et à tous de prendre conscience des valeurs de l’eau et d’agir pour préserver cette ressource fondamentale. Jurgen Van Meirvenne s’est réjoui de la validation de la Politique nationale de l’eau et de la préparation des programmes nationaux, malgré la conjoncture difficile actuelle. Le diplomate a aussi rappelé les gros efforts d’investissement dans les infrastructures hydrauliques en milieu urbain.

À ce titre, il a salué l’engagement de l’État concernant le versement des subventions d’exploitation au titre de 2020, ainsi qu’à la possibilité d’une prise en charge par l’État des arriérés de paiement.
«Pour les PTF, la capacité du secteur de l’hydraulique urbaine à mobiliser davantage de financements passe, de fait, par sa capacité à préserver la durabilité des services existants. Et donc à parachever le champ financier de la réforme de l’hydraulique urbaine débutée en 2010 et à déployer une stratégie financière durable pour le secteur. Les PTF en appellent à la poursuite des prochaines étapes relative à l’amélioration du cadre juridique, contractuel, institutionnel, technico-commercial et financier», a-t-il dit.

Pour sa part, le représentant de l’Unesco a alerté que si rien n’est fait d’ici à 2030, il manquera ainsi à l’humanité 40% de l’eau nécessaire. Les conséquences seraient incalculables, selon Pr Mama Pléa. Pour y faire face, une large prise de conscience est indispensable, a-t-il insisté. C’est pourquoi, l’Unesco publie chaque année avec l’ensemble de la famille Onu-Eau le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, a-t-il soutenu.
Pr Mama Pléa a remis officiellement une copie de ce rapport au ministre Traoré. Deux panels interactifs simultanés (la Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) et le changement climatique, WASH nutrition et la santé, étaient au programme de la Journée.


Aminata Dindi SISSOKO

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Aminata Dindi Sissoko

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