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Le gouvernement a décidé d’unifier tous les salaires des fonctionnaires. Le projet de loi portant grille indiciaire unifiée des militaires et des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales et des statuts autonomes avait été adopté lors de la session ordinaire du conseil des ministres du mercredi 30 juin 2021. L’adoption de ce projet s’inscrit dans le cadre du respect des engagements pris par le gouvernement.

Elle participe de l’apaisement du climat social et de la volonté de rétablir l’équité entre les agents de l’État. La décision gouvernementale avait provoqué beaucoup de remous au sein des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. Pour exprimer leur mécontentement, ces derniers ont décidé de retenir les notes de classe et de compositions depuis le jeudi 1er juillet 2021 jusqu’à nouvel ordre. Le vendredi 16 juillet, le gouvernement a maintenu et pris une ordonnance pour entériner son projet de loi portant grille indiciaire unifiée des salaires. Les syndicalistes ont durci le ton en programmant des actions anti-pédagogiques.

Il s’agit du boycott des épreuves anticipées des examens et les examens de fin d’année scolaire 2020-2021 programmés, l’organisation des assemblées générales et des meetings pour protester contre la décision du gouvernement d’harmoniser les salaires.

La ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social Mme Diawara Aoua Paul Diallo a aussitôt adressé le lundi 19 juillet une invitation aux responsables syndicaux. La ministre a rencontré hier les syndicalistes dans son département. Les échanges ont porté sur l’apaisement du climat social au sein de l’espace scolaire. Après 3 heures d’horloge, les échanges ont été suspendus. Si le département n’a pas voulu se prononcer à l’étape actuelle des discussions, le porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 Ousmane Almoudou a déclaré que la ministre a souhaité que les syndicalistes suspendent leurs actions de boycott des examens de fin d’année.

«Nous avons réaffirmé notre position en demandant l’application pure et simple de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant statut autonome du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale publics. «Faute d’entente, nous avons décidé de nous retrouver les jours à venir pour approfondir les discussions» a précisé Ousmane Almoudou qui ajoute que le projet de loi gouvernemental remet en cause tous les acquis des enseignants. C’est-à-dire qu’il a tendance à abroger l’article 39, selon lui.

Selon des sources proches du dossier, le département aurait formulé des propositions aux syndicalistes. «Nous avons décidé de nous réunir, d’analyser les propositions de la ministre et de lui revenir par une correspondance», a confié le porte-parole Ousmane Almoudou.

S. Y. W.

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Sidi Yaya Wagué

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