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L’objectif de la formation est de poser les fondements d’une culture managériale des affaires publiques

Le ministère de l’économie et des Finances renforce depuis hier les capacités des secrétaires généraux des communes d’intervention du Projet de déploiement des ressources de l’état pour l’amélioration des services (PDREAS) et les représentants de certains relevant dudit département au niveau des Régions de Kayes et Koulikoro, sur la Gestion axée sur les résultats et la Budgétisation en mode programme (Gar/Bar). L’ouverture de l’atelier de formation a été présidée par le représentant du coordinateur du PDREAS, Salif Traoré.

Organisée par la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (Carfip), cette 2ème session qui se tient du 13 au 24 septembre, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités inscrites dans le Plan de travail et de budgets annuels (PTBA) 2021 du PDREAS pour le compte de la Carfip.

Elle se veut alors un creuset d’échanges avec des acteurs locaux dans la perspective de mise en œuvre de dispositions nouvelles, selon l’expert en finances publiques, contrôle et audit. Pour Salif Traoré, ces réformes ont pour objet l’amélioration de la qualité des services aux usagers, l’utilisation plus efficace et transparente des fonds publics et le renforcement d’une gouvernance démocratique.

Cet intérêt est matérialisé par l’adoption de plusieurs mesures d’actions gouvernementales notamment la mise en œuvre du Plan de développement institutionnel, la transposition des directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), l’adoption de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 modifiée, relative aux lois de finances qui encadrent la réforme budgétaire, l’adoption en 2016 de la Politique nationale de la Gestion axée sur les résultats (PN-Gar), a expliqué le représentant du coordinateur du PDREAS.

L’objectif étant, selon lui, de poser les fondements d’une culture managériale des affaires publiques, la mise sur pied en 2016 d’un Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (Prem), la mise en vigueur du budget-programmes en janvier 2018.

Ces réformes budgétaires engagées par les autorités publiques sont indispensables dans le contexte actuel « caractérisé par la rareté des ressources financières et la corruption généralisée », a affirmé Salif Traoré.

Leur réussite dépend, à son avis, de plusieurs facteurs dont les plus courants consistent à revoir les missions et la configuration actuelle des services publics et parapublics.

Cela, en vue de les adapter aux exigences de la réforme budgétaire, a-t-il expliqué, soulignant la responsabilisation des structures et personnes pour l’atteinte des résultats, en opérationnalisant pour ce faire les services d’audit et de contrôle interne dans toute l’administration publique conformément à la Stratégie nationale du contrôle interne (SNCI). Le PDREAS vise à améliorer la fourniture des services tels que l’éducation et la santé.

Pour ce faire, «il permet non seulement de renforcer notre processus de décentralisation par le transfert de ressources financières dans 102 Communes d’intervention du projet, mais également de créer les conditions d’une saine compétition entre les Collectivités territoriales afin que les autorités jouent pleinement les rôles qui sont les leurs dans la fourniture et l’amélioration de services aux populations», a rappelé le représentant du coordinateur du PDREAS.

F. C.

autho

Fadi Cissé

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