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Les deux conférenciers, Oumar Tamboura et Kalifa Dembélé

Le ministère du Développement rural a entretenu mardi dernier la presse sur les dispositions prises pour la gestion efficace et transparente des intrants agricoles subventionnés au titre de la campagne agricole 2021. Le directeur national de l’agriculture, Oumar Tamboura, celui des productions et des industries animales, Kalifa Dembélé, le directeur de la Cellule de planification statistique, Alkaïdy Touré ont, à cet effet, co-animé une conférence de presse initiée par ledit département. Elle s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Plan de campagne harmonisé et consolidé 2021.

D’entrée de jeu, le directeur national de l’agriculture a précisé que les cultures devant bénéficier les engrais subventionnés sont le riz, le maïs, le mil, le sorgho, le blé et le coton. Les types d’engrais concernés sont les engrais minéraux et organiques, a ajouté Oumar Tamboura, révélant que la Loi des finances prévoit 15, 6 milliards de Fcfa pour la subvention des semences de maïs hybride et des engrais.

Pour une meilleure gestion de ces ressources, une décision interministérielle fixant le mécanisme de gestion des engrais et des semences de maïs subventionné au titre de cette campagne a été prise, a informé le directeur national de l’agriculture. Elle prévoit la mise en place de commissions locales de réception et de distribution au niveau des arrondissements.

Pour bénéficier de la subvention, tout producteur doit, au préalable, se faire recenser par l’encadrement, disposer d’une parcelle de culture et cultiver les céréales concernées par la subvention, a insisté le directeur national de l’agriculture. «Après vérification, la commission délivre un document d’autorisation d’achat signé par quatre représentants. Le producteur se présente au fournisseur qui lui vend l’engrais au prix subventionné, c’est à dire 11.000 Fcfa le sac de 50 kgs», a précisé Oumar Tamboura.

Compte tenu de l’état d’avancement de la campagne et du besoin pressant des producteurs, le mécanisme a été libéralisé. «Cette année, tout fournisseur disposant de l’engrais de qualité et en règle vis-à-vis du fisc, de la réglementation en vigueur, peut délivrer l’engrais à n’importe quel producteur. Le producteur s’approvisionne au fournisseur de son choix», a annoncé Oumar Tamboura, tout en rappelant qu’il est prévu de produire 11.300.000 tonnes de céréales et 820.000 tonnes de coton graines cette année.

Pour sa part, Kalifa Dembélé dira que les secteurs élevage et pêche bénéficierontaussi de la subvention estimée à 3 milliards de Fcfa. Orientée sur l’intensification des productions, la subvention porte sur cinq types d’aliments : pour vaches laitières, pour l’embouche bovine, l’embouche ovine, pour la production de poulet de chair et des œufs de table, a détaillé le directeur national des productions et des industries animales. Il a précisé qu’au niveau de l’élevage, l’accès à la subvention a commencé depuis mai dernier.

Par rapport à la distribution électronique, le directeur de la Cellule de planification statistique, Alkaïdy Touré, a informé que notre pays, au vu du contexte, a décidé de commun accord avec la Banque mondiale et le ministère de l’économie et des Finances de reporter pour la campagne 2021 l’application de la distribution électronique des intrants.

Le président de l’Apcam a, lui, invité les producteurs à dénoncer toutes malversations constatées. Le regard de l’Apcam sera intransigeant quant au suivi des cautions, a prévenu Sanoussi Bouya Sylla.

Aminata Dindi SISSOKO

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Aminata Dindi Sissoko

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