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La ville de Gao a été agitée mardi dernier à cause d’un différend entre les services vétérinaires et les bouchers. Les conditions d’abattage des animaux sont à l’origine de ce conflit. Selon les explications du chef secteur vétérinaire de Gao, Koniba Konaré, l’abattoir de la ville étant en mauvais état, les bouchers lavent donc leur viande avec l’eau du fleuve, ce qui est interdit par les textes.

«Ce matin (Ndlr mardi), nous avons été à l’abattoir pour faire appliquer les textes.Mais à notre grande surprise, les bouchers ont contesté. Certains étaient armé de couteaux», a expliqué Koniba Konaré. En représailles, les services vétérinaires ont refusé de donner leur visa pour attester de la quantité de la viande qui devait être mise sur le marché mardi dernier, provoquant ainsi une pénurie de viande dans la ville. «Tant que les autorités régionales ne trouvent pas de solution à ce problème, nos agents ne comptent pas aller sur le terrain», a fait savoir le chef secteur vétérinaire de Gao.

Le président des bouchers de Gao, Sidi Yéhia Touré dit Bagna, reconnaît que la viande doit être lavée avec l’eau du robinet. Mais le hic, selon lui, est qu’il y a aujourd’hui un problème d’eau potable à Gao. La solution, d’après Sidi Yéhia Touré, est que tous les bouchers doivent conserver l’eau du robinet dans des barriques afin de pouvoir laver chaque jour leur viande.

Il a dénoncé une autre situation : les services vétérinaires n’admettent pas l’abattage des petits ruminants. à en croire Sidi Yéhia Touré, «chaque fois que les bouchers abattent des petits ruminants, les services vétérinaires leur infligent une amende de 5.000 Fcfa par tête». Une information non confirmée du côté des mis en cause.

Le directeur régional des services vétérinaire de Gao, Abdoulaye Konta, pense plutôt que les choses doivent changer dans la ville de Gao. «Quant j’étais le chef secteur des services vétérinaires de Gao, l’eau du fleuve rentrait presque dans l’abattoir mais aucun boucher n’osait laver la viande avec», a-t-il dit, ajoutant que toute viande qui n’est pas saine ne doit pas être consommée.

Tel est aussi l’avis du maire de la Commune urbaine de Gao, Boubacar Dacka Traoré. L’édile a rappelé que les services vétérinaires sont là pour la santé des populations. À ce titre, leur travail doit être accepté par les bouchers.

Abdourhamane TOURÉ
Amap-Gao

autho

Abdourhamane Touré

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