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Le Système d’information forestier (Sifor), en partenariat avec la Direction nationale des eaux et forêts, a animé mercredi dernier une conférence débats sur les feux de brousse. Animée par le commandant Alassane Diallo, gestionnaire de base de données du Sifor, elle a eu lieu à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), dans le cadre des activités de la 22è édition de la Quinzaine de l’environnement.

Les feux de brousse sont des feux incontrôlés en milieu rural quelle que soit leur cause ou leur origine, a expliqué le conférencier. Selon lui, il en existe deux sortes ceux qui se développent de manière incontrôlée dans un domaine forestier et les feux précoces, c’est-à-dire ceux allumés de manière contrôlée dans un domaine forestier national avant l’assèchement total de la végétation herbacée et dans les limites de la période autorisée à cet effet par l’autorité compétente. Donc, a précisé le conférencier, ce sont des feux allumés en début de saison sèche, à titre préventif et sous contrôle, afin de prévenir les feux de brousse.

à cet égard, le gestionnaire de base de données déduit que les feux de brousse ont des conséquences et des avantages. En terme d’importance, ils sont utilisés pour nettoyer le milieu afin de favoriser la culture des terres, la chasse, la pratique de l’élevage, a-t-il argumenté. Comme inconvénients, le commandant Alassane Diallo a cité, entre autres, la savanisation, la perte de matières organiques du sol, l’épuisement des réserves d’humidité, le réchauffement de la température de l’atmosphère et la destruction du couvert végétal.

Pour lui, la situation des feux de brousse est globalement préoccupante à l’échelle nationale. Le volume a augmenté de 9% par rapport à celle de l’année dernière, soit 6.960.744 d’hectares décimés en 2019, a déploré l’officier.

Les Cercles de Kita, Bougouni, Nara, Bafoulabé, Kati et Kénieba sont respectivement ceux qui mettent plus de feux à la brousse, en termes de superficie. Dans les Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, la situation des feux de brousse demeure également inquiétante. à Kayes, les superficies brûlées ont baissé de 41% environ grâce à la sensibilisation menée par les autorités auprès des populations, à travers l’appui de la Société d’exploitation de bois, a ajouté Alassane Diallo.

Afin d’endiguer le phénomène, les différents acteurs doivent prendre des mesures particulières, en termes de sensibilisation et d’application des textes législatifs et règlementaires. Aussi préconise le gestionnaire, il faut éviter d’allumer des feux de brousse tardifs en saison sèche et de faire des feux de brousse pendant la saison humide (feux précoces).

A. M. K

autho

Anne-Marie Keïta

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