single

La 4è édition du Festival «Les praticables» s’est déroulée du 12 au 14 février à Bamako Coura sur le thème : «La commune et l’art». C’est un projet de fabrique de citoyens, initié par la compagnie Kuma Sô Théâtre, en collaboration avec le FIL Coopérative malienne d’artistes. Les initiateurs entendent, à travers l’art, instaurer un mécanisme de développement de la commune en mettant l’accent sur la cohésion sociale. Pour eux, l’objectif du Festival est de redonner au théâtre la place qu’il occupait dans la société malienne, de consolider la formation des professionnels, de contribuer au développement économique de la circonscription et d’instaurer un climat de vivre ensemble par le théâtre.

Le Processus consiste à former de jeunes auteurs dramatiques, des metteurs en scène et des comédiens au cours d’un laboratoire de recherche commun à toutes les disciplines théâtrales. Il se déroule en 3 phases, notamment un laboratoire de création, une confrontation avec le public et la création des ateliers de recherche. La cérémonie était présidée par Diarrah Sanogo, conseillère technique au ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en présence du directeur de Compagnie Kuma So théâtre, Lamine Diarra et d’autes invités. Diarra Sanogo a exprimé l’engagement du département en charge de la Culture à accompagner cette belle initiative qui permet d’impulser le développement de la Commune à travers la culture tout en créant un mécanisme de vivre ensemble, un objectif recherché par les plus hautes autorités du pays. «C’est un espoir pour le développement social de la Commune.

C’est également la recherche d’une approche pour le vivre ensemble», a expliqué la conseillère technique. C’est une édition d’innovations avec les conférences, l’exposition photos, les rencontres professionnelles et sociales et la prestation théâtrale. Le Festival «Les praticables» reste un laboratoire culturel sous forme de colloque. Les activités se sont déroulées au cœur de la Rue 369 de Bamako Coura. C’était une séance plénière dans la rue. Elle impliquait élus, notables, personnes ressources du quartier, opérateurs économiques, femmes, jeunes et partenaires techniques et financiers de la collectivité sur une réflexion pour une mémoire artistique et culturelle de la Commune.

Les réflexions seront menées en vue d’élaborer un véritable projet de développement culturel au niveau communal en définissant le plan d’une cartographie artistique et culturelle afin d’orienter les acteurs politiques dans la gestion locale.
«C’est dans un format particulier que les initiateurs ont organisé cette édition, marquée par la Covid-19 », a expliqué Lamine Diarra. On cherche à mettre en place une réflexion pour que tous participent au projet du développement de la Commune. Cette année, nous avons organisé un colloque sous la direction de Chab Touré en vue d’impliquer les jeunes, les femmes, les autorités locales, les élus et les collectivités afin de définir un véritable projet culturel et demander à tous de changer de fusil d’épaule. Il s’agit donc de créer un esprit de brassage et de cohésion entre les populations autour de la culture. Au menu de la cérémonie, il y avait aussi une visite guidée et une exposition photographie.

Amadou SOW

autho

Amadou Sow

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

TWITTER