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Le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah a visité, lundi dernier, le Laboratoire central vétérinaire, le Centre national de l’insémination artificielle animale du Mali, la direction nationale de la pêche et la direction nationale des services vétérinaires. Partout où il est allé, le ministre a évoqué les axes stratégiques du programme de travail du gouvernement de la Transition à savoir, le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale.

Le ministre Youba Bah a rappelé que son département prépare et met en œuvre la politique nationale dans les domaines de l’élevage et de la pêche. Plus spécifiquement, il est compétent pour l’accroissement de la production et des productivités pastorales et aquacoles en vue de la sécurité et de la souveraineté alimentaires ; la vulgarisation des techniques modernes de productions animales et aquacoles ; l’appui à la structuration, à l’organisation et à la formation des organisations des producteurs.

Y compris la mise en place de mécanismes d’accompagnement des unités de production animale et aquacole ; l’organisation, la diversification et la modernisation des filières et des circuits de commercialisation des productions animales et aquacoles; la contribution au développement et à la sécurisation de l’emploi rural salarié ; la gestion des espaces pastoraux et aquacoles; la prévention et la lutte contre les maladies animales.

Youba Bah a tenu à souligner que les hautes autorités accordent une place de choix à l’élevage et à la pêche, toute chose qui se matérialise par les documents de politique et de stratégies à même de booster le sous-secteur.
Il a noté que le sous-secteur de la pêche occupe 7,2% de la population malienne avec une contribution au produit intérieur brut (PIB) évaluée à 4,2%. Quant à celui de l’élevage, il y contribue à hauteur de 19%. À ce titre, le ministre a relevé que son département, dans ses orientations stratégiques, s’est fixé comme objectif d’augmenter la contribution de l’élevage et de la pêche compétitifs sur les marchés intérieur et extérieur.

À travers une présentation, le directeur national de la pêche, Nouhoum Berthé, a signalé que les productions halieutiques et aquacoles au Mali représentent 3,3 % du PIB national.
Les zones de pêche par excellence sont le Delta central du Niger, la zone Office du Niger, le barrage de Sélingué. La pêche se fait dans les lacs, mares, fleuves (le Niger et le Sénégal) et les bras de fleuve, tels que le Bani, le Bagoye, le Sourou. Les régions du Nord tels que Gao et Tombouctou produisent également beaucoup de poissons.

Pour le directeur national de la pêche, l’aquaculture au Mali se limite principalement à la pisciculture, les principales espèces élevées sont le clarias, le tilapia, l’heterobranchis. En 2020, la production nationale de poissons de pisciculture était de 7.690 tonnes soit 6% de la production totale.



Makan SISSOKO

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Makan Sissoko

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