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Au Mali, le taux rationnel d’accès à l’électricité est de 48%

«L’augmentation de l’utilisation de l’énergie propre dans les zones rurales au Mali». C’était le thème d’un atelier tenu hier dans un hôtel de la place sous la présidence du ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.

Organisée par ledit département à travers l’Agences des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali), en collaboration avec Foundation rural energy services (FRES), Mali Yeelen Kura et l’Union européenne, cette rencontre entendait «contribuer à l’élaboration d’un cadre de collaboration et de dialogue entre les acteurs, les collectivités, les législateurs, les partenaires au développement, le secteur privé et lesbénéficiaires autour de l’accroissement de l’accès à l’énergie propre».

Intervenant à l’ouverture des travaux, le ministre Lamine Seydou Traoré a fait de l’accès à l’énergie un préalable pour tout développement tant en milieu urbain que rural. Pour lui, le taux national d’accès à l’électricité est de 48% dont 25 % en milieu rural où vit 70 % de la population malienne. Ce qui lui fait dire que le défi à relever reste énorme.

Pour y faire face, a expliqué le ministre Traoré, le gouvernement s’investit pour résorber le déficit énergétique chronique croissant et à mettre en œuvre les moyens pour assurer une sécurité énergétique nationale qui soutient le développement socioéconomique durable.

Pour lui, cet atelier est une réponse à ces défis car il devra permettre le partage de bonnes pratiques en cours dans la région et une meilleure connaissance des stratégies à mettre en œuvre pour influencer un environnement politique plus favorable aux acteurs du secteur privé en matière d’électrification rurale verte. Rappelant la nécessité de développer des énergies renouvelables dans le monde rurale pour renforcer son développement socioéconomique, le directeur générale de Mali Yeelen Kura a déploré des difficultés dans la mise en œuvre des lois et politiques énergétiques.Difficultés que les operateurs d’électrification rurale vivent au quotidien, a souligné Djibril Semega.

Pour y faire face, il a attiré l’attention sur la nécessaire intégration, dans les politiques nationales, d’une approche participative impliquant le secteur privé aux orientations futures des politiques et des lois nationales en matière de développement énergétique.

FRES est une fondation qui fait progresser l’électrification dans les zones rurales et hors réseaux électriques en Afrique. Elle favorise la création des entreprises d’électricité commerciales sous la gestion locale. Elle fournit l’électricité à partir de l’énergie solaire et intervient dans notre pays à travers la société Mali Yeelen Kura, depuis 2001. En 2019, les entreprises locales FRES comptaient plus de 20.000 clients

Anne-Marie KEÏTA

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Anne-Marie Keïta

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