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Depuis hier se tiennent au Centre international de conférences de Bamako, des journées d’information à l’attention des membres du Conseil national de Transition (CNT) sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le 1er vice-président de l’organe législatif, Assarid Ag Imbarcawane, a enregistré la présence de la représentante du chef de la Minusma, Joanne Adamson. La signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation en juin 2015 à Bamako est le couronnement d’un long processus de dialogue et de concertation pour un retour durable de la paix dans notre pays. Sa mise en œuvre va conduire à des réformes administratives, politiques et institutionnelles où le rôle du CNT sera déterminant.

D’où l’organisation de ces trois journées (du 13 au 15 juillet) d’échanges, d’information et de sensibilisation pour une appropriation de ses membres dans l’optique de contribuer à lever les obstacles à sa mise en œuvre.
Dans son intervention, le président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République a rappelé les trois accords de paix signés par notre pays pour endiguer la crise sécuritaire née des rebellions.

Il s’agit de l’Accord de Tamanrasset en janvier 1991, l’Accord d’Alger de 2006 et l’Accord issu du processus d’Alger en 2015. Pour Souleymane Dé, la situation sécuritaire du pays aujourd’hui et les débuts de contestations de plus en plus grandissants de la présence des forces étrangères dans notre pays exigent la relance de la vulgarisation de l’Accord et la levée des obstacles à sa mise en œuvre.

Pour sa part, la représentante du chef de la Minusma a indiqué que l’intérêt de la Mission est d’aboutir à la fin de ces journées, à une meilleure compréhension par les membres du CNT des différentes dispositions du document avec l’espoir de favoriser davantage leur implication dans le processus de paix.
Elle a rappelé que le 29 juin dernier, le mandat de la Minusma a été renouvelé jusqu’au 30 juin 2022 autour de deux grandes priorités stratégiques.

Il s’agit d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que d’autres parties prenantes. Mais aussi, faciliter l’application, par les acteurs maliens, d’une stratégie globale axée sur les aspects politiques et visant à protéger les civils. Mais également, à réduire les violences intercommunautaires, à restaurer l’autorité et la présence de l’État ainsi que rétablir les services sociaux de base dans le Centre du pays.

Elle se réjouit de constater que la mise en œuvre de l’Accord soit également inscrite parmi les priorités de la Charte de la Transition. Pour Joanne Adamson, le rôle du CNT est essentiel pour la poursuite de la mise en œuvre du texte en cette période en lui insufflant une nouvelle dynamique positive porteuse de plus d’espoir pour une paix durable.

De son côté, le 1er vice-président du CNT a rappelé que l’Accord a aujourd’hui 6 ans d’existence. « S’il s’avère que son application connaît des avancées notoires, il est tout autant vrai qu’elle continue aussi d’enregistrer diverses appréhensions auxquelles, des réponses idoines doivent être nécessairement trouvées», a indiqué Assarid Ag Imbarcawane.

Pour le 1er vice-président du CNT, l’objectif ultime de l’Accord étant de recoudre le tissu social malien, chacun en ce qui le concerne, doit veiller à sa mise en œuvre efficace et efficiente en faisant en sorte que toutes les parties prenantes puissent cheminer collégialement dans la même direction pour le sursaut du Mali.

Cinq panels vont marquer ces trois journées. Les thèmes sont «vision du gouvernement sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : défis et opportunités», «esprit de l’Accord et grands principes généraux», «questions de défense et de sécurité», «développement socio-économique et culturel» et enfin «réconciliation, justice et questions humanitaires».


Dieudonné DIAMA

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Dieudonné Diama

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