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Le Centre veut faire de la diaspora et de la migration des piliers incontournables pour le développement

La 2è session ordinaire du conseil d’administration du Centre d’information et de gestion des migrations (Cigem) s’est tenue, lundi au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. L’ouverture des travaux était présidée par le chef de cabinet dudit département ministériel, Mohamed Ag Albachar. Le directeur général du Cigem, Dr Salia Traoré, y était.

Cette 2è session ordinaire a permis d’examiner et d’adopter le compte rendu de la dernière session, le rapport d’exécution de l’exercice 2020, le projet de programme d’activités 2021, le budget prévisionnel 2021 ainsi que le Programme de performance annuelle (PAP). Le budget 2020 du Cigem a été exécuté à hauteur de 53, 1 millions de Fcfa soit un taux d’exécution de 68,89%.

La même année, la contribution du partenaire AFD (Agence française de développement) a été exécutée à la somme de 60, 7 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de 91,70%. Le budget prévisionnel 2021 du Centre est estimé à 120 millions de Fcfa dont 115 millions de Fcfa de subvention de l’état et 5 millions de l’AFD. Dans son intervention, le chef de cabinet du ministère en charge des Maliens de l’extérieur a relevé que les défis actuels relatifs à la migration sont surtout liés aux crises sociopolitiques, aux mesures d’ajustements structurels et à l’insuffisance d’opportunité de croissance économique et d’emploi... Face à cette situation, les plus hautes autorités de notre pays ont fait de la gestion de la migration, une de leurs priorités.

C’est dans ce contexte, rappellera Mohamed Ag Albachar, que le Mali et ses partenaires ont signé à Bamako, le 23 octobre 2007, une déclaration conjointe par laquelle, ils s’engagent à mettre en place le Cigem.Situant l’événement dans son contexte, il a rappelé que la Covid-19 a négativement impacté sur toutes les activités du département ainsi que sur celles du Cigem. Au cours de l’exercice 2020, au total 19 activités ont été inscrites dans le programme d’activités du Centre.

Parmi lesquelles 14 sont réalisées, 5 non réalisées, soit un taux de réalisation de 73,68%, a informé Mohamed Ag Albachar. Pour sa part le directeur du Cigem a indiqué que face aux multiples enjeux de la migration qui s’expriment en termes d’opportunités et de défis, le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine a fait de sa gestion une priorité à travers l’adoption de la Politique nationale de migration (Ponam).

« Le Cigem, en tant qu’Observatoire national des migrations, va combler le déficit en matière de collecte, de traitement et d’analyse de données sur la migration au Mali… », a assuré Dr Salia Traoré. Avec ses expériences et ses acquis en matière de gestion des phénomènes migratoires, le Centre entend continuer d’appuyer le département de tutelle, à faire de la diaspora et de la migration des piliers incontournables pour le développement social et pour la croissance économique du pays.

évoquant les difficultés auxquelles le Cigem est confronté, Dr Salia Traoré a cité l’insuffisance de ressources financières, celle de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, s’y ajoutent les difficultés liées au recrutement du personnel complémentaire.Il a réaffirme sa volonté et son engagement à faire émerger le Cigem et de contribuer à faire de la migration, un atout pour le développement. Le Cigem est principalement appelé à mener des études et recherches afin de fournir aux décideurs, aux migrants et autres usagers des informations fiables et régulièrement actualisées dans le domaine de la migration et à promouvoir l’investissement productif de la diaspora malienne.

Aminata DIALLO

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Aminata Diallo

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