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Après une longue période de secousse entraînée par la crise sanitaire de Covid-19, l’activité économique mondiale reprend doucement même si sa durabilité reste encore incertaine.

Cela à la faveur notamment des campagnes de vaccinations et l’amélioration des perspectives de croissance. Cette réaction rapide inespérée semble doper les cours des produits de base. Et les prix de la quasi-totalité de ces produits sont désormais supérieurs aux niveaux précédant la crise.

En la matière, les prix de l’énergie devraient atteindre cette année des niveaux globalement supérieurs de plus d’un tiers à ceux de 2020. Un baril de pétrole devrait s’établir en moyenne à 56 dollars. Les cours des métaux devraient également augmenter de 30%. Quant aux prix des produits agricoles, ils devraient grimper de près de 14 %.

Les raisons de ces hausses sont dues à l’effet de la reprise de l’activité économique dans certains cas. Elles sont liées à l’offre, en particulier concernant le pétrole, le cuivre et certains produits alimentaires. Mais, la durabilité de la reprise reste «très incertaine», selon Ayhan Kose, vice-président par intérim du Groupe de la Banque mondiale pour la division croissance équitable, finance et institutions et directeur du groupe Perspectives.

Les économies émergentes et en développement, qu’elles soient exportatrices ou importatrices de matières premières, doivent améliorer leur capacité de résistance à court terme et se préparer à l’éventualité d’un ralentissement de la croissance, conseille l’expert. Pour y arriver, les décideurs doivent adapter les politiques et les institutions pour permettre aux petites entreprises de contribuer davantage à la relance économique post-pandémique.

Cela au regard de leur importance et de leur capacité de résilience. Considérées comme l’épine dorsale de l’économie mondiale, les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) représentent les deux tiers de l’emploi dans le monde et entre 80% et 90% de l’emploi dans les pays à faible revenu.

La taille réduite des MPME leur permet d’être flexibles et de s’adapter à de nouveaux environnements tels que celui créé par la Covid-19. Ils peuvent non seulement aider à surmonter les contraintes antérieures liées au manque de capacités de production et à la diversification économique dans de nombreux pays à faible revenu, mais également à favoriser une reprise solide et durable.

Aussi, les MPME peuvent-elles favoriser une reprise plus forte face à la pandémie de Covid-19, en raison de leur nature innovante et de recherche d’opportunités. Elles auront, pour ce faire, besoin de plus de soutien.

«Des mesures de soutien à court terme telles que l’allègement des charges fiscales pour les MPME, l’extension du financement par emprunt et le soutien à l’emploi sont certainement nécessaires et devraient être poursuivies», déclare la secrétaire générale par intérim de la Cnuced. Pour Isabelle Durant, il importe d’investir dans des politiques structurelles à long terme, telles que l’inclusion numérique et financière, ainsi que dans le développement des capacités entrepreneuriales.

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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