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Certains pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sont aujourd’hui confrontés à une nouvelle vague de Covid-19 qui se propage à un rythme inquiétant. Si les deux premières vagues ont été moins virulentes dans nos pays, elles ont tout de même plongé les économies de nos états dans un marasme inquiétant et presque inédit.

L’élan de croissance économique qui évoluait sur de bonnes roulettes entre 2012 et 2019 avec un taux de croissance du PIB atteignant les 5,8%, a été freiné par la pandémie. Conduit ainsi à un ralentissement économique entre mars et juin 2020, le taux de croissance du PIB a chuté à 0,7%. Les domaines d’activités économiques notamment les secteurs du transport, de l’hôtellerie et de la restauration ont connu un recul économique en raison des restrictions des déplacements visant à endiguer la propagation du virus.

Ces moments de détresse semblent révolus. En effet, l’économie de la zone continue, comme prévu, de confirmer sa résilience en se remettant progressivement des effets néfastes de cette pandémie sur elle et les ménages.

En effet, les indicateurs de l’activité économique dans les pays de l’Uemoa ont progressé au mois de mai 2021, comparés à la même période en 2020, marquée par l’impact de la crise sanitaire, selon les données de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). L’institut d’émission, basée à Dakar, impute cette évolution positive aux «effets de rattrapage».

L’indice du chiffre d’affaires dans le commerce a haussé de 21,1% (-20,7% en mai 2020) sur un an, en mai 2021 contre une hausse de 21,8% au mois d’avril 2021. L’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands a cru de 18,7% au cours de la période sous revue (contre -5,0%), après une élévation de 20,2% un mois plus tôt. L’indice de la production industrielle, elle, a connu une hausse de 15,6% en avril 2021, contre -7,4% en mai 2020. Quant au taux d’inflation, la banque centrale souligne qu’il s’est établi à 3,3% à fin mai 2021 par rapport à la même période de l’année passée, après une réalisation de 3,1% le mois précédent.

En matière monétaire, on a pu noter en fin décembre 2020, un accroissement de 12,1% de la masse monétaire relatif à la progression des actifs extérieurs et des créances intérieures. En fin février 2021, la masse monétaire a connu une progression de 5.405,6 milliards de Fcfa ou 17,5% par an.

En la matière, les conditions de liquidités ont connu un assouplissement durant la crise sanitaire. Cela s’explique par une politique accommodante menée par la BCEAO consistant à adopter un système d’allocation complète à taux fixe et à abaisser son taux directeur de 50 points de base en juin 2020. En phase avec le maintien de sa politique monétaire accommodante, les taux d’intérêt sont restés faibles au cours du mois de février 2021 (2,70% au lieu de 3,80% en février 2020).

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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