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La pandémie de Covid-19 et ses effets pervers, en plus de plonger l’économie mondiale dans un marasme historique, accentuent davantage la pression sur les produits de grande consommation. Les prix des denrées alimentaires ont atteint, en janvier dernier, leur «plus haut niveau depuis juillet 2014». Ils ont été tirés vers le haut pour le huitième mois consécutif par les céréales, les huiles végétales et le sucre.

Les confinements et autres mesures prises pour faire face aux conséquences de cette infection, ont réduit la mobilité des populations, empêché les producteurs d’aller au champ dans certaines localités. Une forte baisse des stocks mondiaux de céréales est attendue cette année, s’inquiète l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, a augmenté de 4,3% en janvier par rapport à décembre 2020. Il gagne ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2014.

La hausse mensuelle la plus importante a été observée avec le prix des céréales, qui a été de 7,1%.
Les cours internationaux du blé ont connu un surcroît de 6,8%. Cette tendance haussière est entraînée par «la forte demande mondiale et des prévisions de diminution des ventes par la Russie lorsque sa taxe à l’exportation de blé doublera en mars 2021.» Toutefois, un léger mieux est attendu d’ici la fin de l’année. Car les nouvelles estimations de l’agence onusienne pour 2020 font état d’une production record de blé et de riz. «Pour 2021, les premières prévisions indiquent une hausse probablement modeste des cultures de blé d’hiver dans l’hémisphère nord, soutenue par l’augmentation des superficies en France, en Inde, en Russie et aux États-Unis d’Amérique», nuance le document.

Comme le blé, les prix de l’huile ont explosé à l’international. Les consommateurs maliens semblent payer le prix fort, depuis quelques mois. En témoigne la hausse du prix du litre de l’huile sur nos marchés. Cette situation est consécutive à l’augmentation de 5,8% de l’indice FAO des prix des huiles végétales qui a également atteint son plus haut niveau depuis mai 2012. «Cette hausse s’explique, entre autres, par la production d’huile de palme plus faible que prévu en Indonésie et en Malaisie, en raison de pluies excessives et d’une pénurie persistante de travailleurs migrants», analysent les experts onusiens.
Comme si cela ne suffisait pas les stocks mondiaux de céréales devraient diminuer de 2,2%. Ils atteindraient leur niveau le plus bas depuis cinq ans en s’établissant à 801 millions de tonnes. Cela ramènerait le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial à 28,3%. Selon la FAO, il s’agit du niveau le plus bas depuis sept ans.

Cheick M. TRAORÉ

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Cheick Moctar Traoré

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