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La pandémie du coronavirus a impacté et continue d’impacter l’économie mondiale.Presque aucun pays n’échappe aux ravages qu’elle engendre dans son sillage.

L’Association Sasakawa pour l’Afrique (de son sigle anglais SAA) a initié une étude d’évaluation rapide de l’impact de la Covid-19sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.

Les résultats de cette étude ont permis de mettre en œuvre un projet pilote à travers le «transfert de connaissances aux producteurs et agents de vulgarisation via la e-vulgarisation». Ce projet pilote a permis de doter les producteurs et les agents de vulgarisation en téléphones portables, développer des modules de formation à l’attention des producteurs et des agents de vulgarisation en langue nationale bamanankan, de diffuser ces modules sur les ondes des radios locales, et de créer une plateforme électronique de formation à distance.

Fort de ce succès, SAA a initié une autre activité cette fois-ci avec les acteurs de la chaîne de valeur des semences, a expliqué la directrice pays de SAA Mali, Dr Sokona Dagnoko Sissoko. En collaboration avec l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), SAA a tenu hier dans un hôtel de la place la première édition de la bourse virtuelle des semences. Cette session a regroupé, entre autres, les responsables des deux structures, les représentants des structures de recherche agricole comme l’Institut d’économie rurale (IER), la Direction nationale de l’agriculture et ses directions régionales, le laboratoire des semences (LABOSEM). Cette session virtuelle a pour but de partager l’information sur les nouvelles variétés disponibles auprès de la recherche et de faire leur promotion, de faire le point des stocks invendus de semences de pré-base, de base, de R1 et R2 de la précédente campagne agricole.

La rencontre a aussi pour objet d’instituer un système de précommande à travers la collecte des intentions d’achat de semences par partenaire et par variété, de produire un répertoire des offres d’achat et de vente, de renforcer les relations entre acteurs semenciers et surtout d’institutionnaliser la bourse virtuelle des semences au Mali comme moyen d’adaptation à la nouvelle situation créée par la pandémie de la Covid-19. Drissa Coulibaly, président de l’Association semencière du Mali (ASSEMA) a salué la tenue de cette édition virtuelle de la bourse des semences.

L’implication de SAA dans la chaîne de valeur semences a favorisé la promotion des cultures vivrières notamment le riz, le mil, le sorgho, le maïs et le blé, dont les besoins en semences sont aujourd’hui évalués entre 45 et 50.000 tonnes par an. De son côté, Sami Firmin Traoré, représentant d’AGRA a souligné que son organisation a focalisé ses études sur les chaînes de valeur émergentes à travers notamment le renforcement de capacités techniques des compagnies semencières, la distribution des intrants et la mise à disposition des semences de première génération aux compagnies semencières.

Ce partenariat est au coeur de la stratégie d’Agra qui souhaite sa pérennisation. Le secrétaire général du ministère de l’agriculture, de l’Élevage et de la Pêche Lassine Dembélé a salué les innovations apportées par SAA pour développer davantage l’agriculture malienne. Il a exhorté les acteurs de la filière semencière à saisir l’opportunité de ces échanges et à se convaincre que la Covid-19 ne doit nullement affecter leurs volontés à prospérer.

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Moriba Coulibaly

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