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Favoriser un climat de confiance et de bonne collaboration entre la justice et les justiciables à travers des cadres d'échanges et de partage d'informations entre les jeunes et les acteurs de la chaîne pénale : tel est l’objectif d’un atelier organisé par le Centre d'assistance et de promotion des droits Humains (CapDH), les 29 et 30 décembre derniers au Centre Aoua Keïta.
Cette activité du CapDH bénéficie de l'appui financier de l'Ambassade du Royaume du Danemark à travers le Fonds d'appui aux moteurs du changement (FAMOC). Il s'agissait également, à travers ces deux jours de rencontre, de présenter les structures de la chaîne pénale à la trentaine de participants, d’échanger sur les difficultés que rencontrent, d'une part, les acteurs de la chaîne pénale (Justice, police, gendarmerie et l’administration pénitentiaire) dans l'exercice de leurs fonctions respectives et, d’autre part, les jeunes dans la quête de la justice. En plus, le but était de formuler des recommandations pour l'instauration d'un climat de confiance entre la justice et les populations.

Au cours de la rencontre, les participants ont bénéficié de plusieurs communications présentées par un panel composé de responsables de certaines structures de la chaîne pénale dans notre pays. Il s'agit notamment, du 1ersubstitut du Procureur près le Tribunal de grande instance de la Commune III, chargé du pôle économique Ousmane Fati, du commandant de la Compagnie de la circulation routière (CCR), commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Coulibaly. S’y ajoutent le commandant de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Ouenzindougou, le sous-lieutenant Demba Touankara et du Régisseur de la Maison centrale d'arrêt (MCA) de Bamako, l’inspecteur divisionnaire Adama Guindo.

Dans leurs interventions, les différents panélistes ont, à tour de rôle, présenté leurs structures, défini leurs missions respectives dans la chaîne pénale, avant de relever les difficultés inhérentes à l'exercice de leurs activités. Ces communications ont été suivies par une séance de questions-réponses qui ont permis d’éclairer la lanterne de la trentaine de participants sur bon nombre de sujets liés aux droits humains, à la justice, à la bonne gouvernance, aux libertés… Les participants sont issus de plusieurs structures nationales de défense des droits de l'Homme, des organisations de jeunes et de femmes, des personnes vivant avec un handicap et des ONG à travers tout le pays.

À l'issue de la rencontre, le 1er substitut du Procureur de la Commune III a salué l'initiative qui, selon lui, vient à point nommé.
D’après Ousmane Fati, pour qui connaît le peuple malien dans son environnement, sa quête de justice et d'amélioration du quotidien, « on ne peut que parler du droit. Et en parlant du droit, on parle forcément de la justice ». Pour le magistrat, un tel atelier contribue à un éveil de conscience et permet aux justiciables d'acquérir des fondamentaux pour leur permettre de s’adresser à la justice dont l'organisation et le fonctionnement échappent à ceux-là qui ont besoin de s'y adresser.

Pour sa part, le commandant de la CCR, Abdoulaye Coulibaly a invité la population à plus de collaboration dans le cadre de la police judiciaire afin de lutter efficacement contre le banditisme qui monte à grande échelle. « Il faut que la population donne des renseignements aux forces de sécurité pour mener à bien leurs missions avec la police judicaire », a exhorté le commissaire divisionnaire Coulibaly. Avant de rappeler les numéros verts disponibles sans frais à cet effet.


A TRAORE

autho

Aboubacar Traoré

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