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Le président de la Transition, Bah N'Daw a eu, mercredi, à Paris, une série de rencontres, après avoir participé, au Sommet sur le financement des économies africaines, qui s’est tenu, mardi, dans la capitale française.


Bah N'Daw s'est d'abord entretenu, dans la matinée, avec l’ancien Premier ministre britannique, Anthony Charles Lynton Blair dit Tony Blair, fondateur et directeur exécutif de l’Institut Tony Blair.


M. Blair, qui rendait une visite de courtoisie au président de la transition, s'est dit satisfait de la collaboration entre le Mali et l’institut portant son nom. En effet, cette structure fournit un appui technique pour l'organisation des prochaines élections au Mali.


Avec le Chef de l'État malien, Tony Blair a abordé la question de l'enrôlement des électeurs et la lutte contre la COVID-19 dans le cadre de laquelle, l’Institut Tony Blair propose d'aider notre pays dans l'établissement d'une cartographie des personnes vaccinées.


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Avec son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, président en exercice de l'Union africaine (UA), Bah N'Daw a, surtout, abordé, au cours d’un tête-à-tête, la coopération bilatérale entre Bamako et Kinshasa et des questions africaines.


De retour à son hôtel, le président N’Daw a reçu le Premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok, qui lui a rendu une visite de courtoisie au cours de laquelle les deux personnalités ont évoqué la nécessite d'intensifier la coopération bilatérale.


"Je ne pouvais pas être à Paris et ne pas venir saluer le président N'Daw. Le Soudan et le Mali ont eu beaucoup de choses en commun dont le même nom (Soudan français et Soudan anglais). Ils ont la même histoire démocratique et expérimentent deux pouvoirs de transition avec les mêmes défis", a indiqué M. Hamdojk.




Les relations séculaires très fortes entre le Mali et la Côte d’Ivoire, ont été au centre de l’entretien entre les présidents Alassane Dramane Ouattara et Bah N’Daw, a indiqué, dans une courte intervention devant la presse, le chef de l’Etat ivoirien.


« Le président m’a fait le grand honneur, l’amitié et la fraternité de venir me saluer. Je voudrais le remercier pour ce geste et lui réitérer ce que j’ai toujours dit, à savoir que le Mali est un pays frère de la Côte d’Ivoire, un pays pour lequel j’ai une estime particulière », a dit M. Ouattara.


Pour illustrer cette estime pour le Mali, il a rappelé que pendant la crise ivoirienne en 2002-2003, sa mère, ses sœurset ses frères se sont refugiés au Mali, « pendant plus de deux mois ». « Donc tout ce qui concerne le Mali, me concerne et concerne la Côte d’Ivoire », a-t-il signalé.


« J’ai indiqué à Monsieur le président que nous continuerons de tout faire pour aider les Maliens, aider la transition et pour soutenir Monsieur le président de la transition », a-t-il fortement dit.


Quant au président Bah N’Daw, ila simplement dit que « dans la tradition africaine », il se devait de venir rendre visite au président Ouattara « lui faire part de (ses) préoccupations et éventuellement de recueillir ses conseils d’aîné ». « Toute chose, qui du reste, a été bien compris. Et les réponses et les encouragements que j’ai reçues, comme vous pouvez le constater, me satisfont. Aussi, du fond du cœur, je ne peux que remercier le président pour cet accueil qui ne me surprend guère », a déclaré le chef de l’Etat malien.

Moussa DIARRA
Envoyé spécial
autho

Moussa Diarra

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