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La réalisation de ce collecteur d’eaux de pluie a permis d’éviter les inondations des années antérieures

Suspendue dans l’air, humide et sec, la poussière rend la respiration difficile. Il est 10h à Boulkassoumbougou, en Commune I du District de Bamako. Des jeunes hommes déblaient les bordures des collecteurs d’eaux pluviales nouvellement construites. Des ouvrages réalisés par le Projet de gestion de risques climatiques et d’inondation (PGRCI) au Mali en vue de préserver des vies et des biens. C’est dans cette ambiance que la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keita a visité mardi dernier des réalisations de ce Projet.
Outre ce quartier, les travaux concernent Fadjiguila, Banconi, Lafiabougou et Missabougou, etc. Selon Indé dit Amadou Tembiné, spécialiste en gestion durable des ressources, agro économique et point focal du PGRCI à Boulkassoumbougou, les rues 617 et 554 d’une longueur de 566 m et 456 m respectivement ont été entièrement aménagées de part et d’autre. Le coût de cet équipement s’élève à 362.607.385 Fcfa pour un délai d’exécution de 4 mois. Pour Makono Traoré, représentant de chef du quartier de Boulkassoumbougou, la construction des canaux d’évacuation est vitale. En plus de drainer les eaux de pluies et usées, elle contribue à l’assainissement de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie. Comme lui, la majorité des habitants se disent satisfaits du travail abattu.
Ousmane Keita est le vice-président du Conseil local des jeunes de Boulkassoumbougou. Selon lui, «la jeunesse est aux anges aujourd’hui car nous n’allons plus patauger dans la boue et nous vous en remercions». Cependant, il attire l’attention des responsables sur certaines parties qui ont déjà commencé à se dégrader. Un autre habitant du quartier, Namaké Fofana, la soixante révolue, visiblement en colère, se plaint d’une grosse quantité d’eau qui stagne au pied de sa demeure.

Arrivé à Missabougou, vers 11h30, un comité d’accueil restreint a reçu la ministre Bernadette Keita. Le collecteur de Missabougou s’étend sur 390 m. Par endroits, des eaux d’évacuation, des sachets plastiques et autres bidons ont pris gîte. «Nous sommes contents de la construction du collecteur d’eaux de pluie réalisé par le PGRCI. Cette année, nous n’avons pas subi d’inondations comme les années antérieures», reconnaît Seydou Sangaré. Le coordinateur des chefs de quartier de la Commune IV félicite de l’impact positif de cet ouvrage sur l’assainissement, la santé, la praticabilité de la rue en saison pluvieuse par véhicules et piétons. Quant à la 3è adjointe au maire, Mme Delphine Dougnon, elle salue l’initiative. Avant de plaider pour l’extension du projet à d’autres rues de la commune qui en ont cruellement besoin.

De Missabougou, la délégation ministérielle a rallié le dépôt de transit de Dialakordji. Bâti sur une superficie d’un hectare, il a coûté environ 64 millions de Fcfa. Selon Oumarou Togo, maire de la Commune I, sa construction a rencontré diverses difficultés. «Malgré l’autorité des maires et de certains chefs de quartier, les communautés sont restées très réfractaires à l’hébergement des dépôts de transit», dit-il. La solution à cette situation pourrait passer par l’intercommunalité prévue par la loi. Car, leur installation rencontre la même difficulté partout à Bamako. D’après Amidou Diarra, un habitant de Dialokorodji, la population craint surtout les odeurs et les maladies liées à la présence d’une décharge publique dans le voisinage.

La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable s’est dit satisfaite des différentes réalisations. Pour Mme Bernadette Keita, les populations sont heureuses malgré les difficultés. Elle a salué le dallage de certaines rues de Boulkassoumbougou et la construction de caniveaux pour l’évacuation des eaux.
En ce qui concerne Missabougou, Mme Bernadette Keita dira que les canaux faciliteront la vie des résidents et contribueront à l’assainissement du quartier. Par contre, elle notera que certains points sont déjà remplis. C’est pourquoi, elle a invité les populations à s’approprier ces nouvelles constructions, en les entretenant.
En ce qui concerne les dépôts de transit d’ordures ménagères, la ministre Keïta a félicité les maires pour leur projet relatif à l’intercommunalité qui contribuera pleinement, selon elle, à la gestion des déchets de Bamako, à l’assainissement et au bien-être de la population.

Oumar SANKARÉ

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Oumar Sankaré

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