single

Le secteur de l’artisanat représente 15% du Produit intérieur brut (PIB)

Les travaux de validation de l’étude «programme de promotion et de valorisation de l’artisanat» se sont déroulés, lundi dernier, dans la Cité ministérielle sous la présidence de la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Kadiatou Konaré. C’était en présence du consultant Hammou Haïdara, du directeur du Fonds de développement économiques (FDE), Noury N’Dyne Sanogo et nombreux. Une quarantaine de participants s’est retrouvée pour valider le document afin de lancer une véritable politique de promotion de l’artisanat particulièrement dans le secteur de l’artisanat textile.

Cette rencontre des acteurs sur l’actualisation de l’étude de faisabilité du programme promotion et valorisation de l’artisanat au Mali (PPVA) se déroule après l’organisation au niveau national et régional d’une série de séminaires «Visions concertées des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme» qui a fait l’objet de recommandations fortes pour le développement de l’industrie de la culture malienne.

Mme Kadiatou Konaré a expliqué le contexte de l’étude. Son département a lancé entre 1998 et 2008, le Projet de développement du secteur de l’artisanat (PDSA), financé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Pour poursuivre cette action, une étude de faisabilité du PPVA a été engagée en 2011. Malheureusement, la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de cette seconde phase a été freinée par la crise multidimensionnelle de 2012.

Le défi est de prendre en compte les nouvelles orientations de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le 27 mars 2004, l’organisation sous-régionale a adopté un nouveau code communautaire de l’artisanat qui a été ratifié par le Mali en 2016. Ce code établit une nouvelle organisation du secteur de l’artisanat dans les États membres, notamment une nomenclature des métiers et des activités. Il exige une obligation organisationnelle et un repositionnement institutionnel des organisations professionnelles et consulaires représentatives du secteur dans les pays de l’Uemoa.

Il fallait aussi intégrer les nouvelles donnes de l’institution régionale en vue de respecter nos engagements. «Nous avons également une obligation institutionnelle et légale de procéder à une réévaluation de ce projet pour l’adapter au contexte communautaire», a rappelé la ministre, avant de souligner que les conclusions des séminaires sur les visions concertées seront intégrées dans le document.

Hammou Haïdara a expliqué que le document a subi une adaptation au contexte actuel. Toutes les nouvelles orientations stratégiques ont été prises en compte, relativement aux différentes crises connues par notre pays depuis 2012 (politique, sécuritaire, économique et sanitaire).
Pour sa part, le directeur du Fonds de développement économique, Noury N’Dyne Sanogo, a présenté la vision et les actions de son établissement.

L’objectif global du PPVA est d’améliorer les revenus des entreprises à travers l’amélioration de leur performance tant dans la compétitivité que dans la qualité des produits et des prestations, de même que dans la conquête des marchés nationaux et étrangers avec des produits issus d’une meilleure valorisation des créneaux porteurs.

Sur instruction de la Primature, notamment suivant la lettre confidentielle N°924-PM-Cab du 27 septembre 2018 du Premier ministre au ministre en charge de l’Artisanat, il a été recommandé d’actualiser l’étude du projet PPVA. La situation macro économique du secteur de l’artisanat est très importante dans l’économie malienne.

Selon lui, le secteur représente 15% du Produit intérieur brut (PIB) et occupe 40% de la population active et contribue aux recettes d’exportation à près de 12 milliards de Fcfa et 30 milliards aux taxes et impôts, d’ou la nécessité de mobiliser des nouvelles ressources financières pour accompagner le programme.



Amadou Sow

autho

Amadou Sow

ARTICLES CONNEXES

VOIR TOUT

TWITTER